L’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) met en garde contre les conséquences d’un blocage prolongé du détroit d’Ormuz, qui pourrait perturber les chaînes d’approvisionnement agricoles et provoquer une flambée des prix alimentaires.
La FAO alerte sur les risques d’une crise agroalimentaire mondiale en cas de perturbation durable du trafic maritime dans le détroit d’Ormuz, point stratégique pour les échanges internationaux.
Selon l’économiste en chef de l’organisation, Maximo Torero, cité dans un récent podcast, il est urgent de rétablir le transit des navires transportant des intrants agricoles essentiels, notamment les engrais et les ressources énergétiques.
Environ 20 à 45 % des exportations agroalimentaires mondiales dépendent de ce corridor maritime, ce qui en fait un maillon critique des chaînes d’approvisionnement.
Une perturbation prolongée pourrait entraîner une baisse des rendements agricoles, une hausse des coûts de production et, à terme, une inflation alimentaire mondiale comparable à celle observée lors de la pandémie de COVID-19.
La FAO appelle ainsi les États à éviter les restrictions à l’exportation et à adapter leurs politiques, notamment en matière de biocarburants, afin de préserver l’équilibre des marchés.
Des mécanismes de financement d’urgence pourraient également être mobilisés, avec l’appui d’institutions internationales, pour garantir l’accès des pays les plus vulnérables aux intrants agricoles.
Face à des risques jugés « très élevés », l’organisation insiste sur l’urgence d’une action coordonnée pour éviter une crise systémique aux conséquences durables sur l’économie mondiale et la sécurité alimentaire.

