L’espérance de vie au Sénégal a connu une progression notable en une décennie, passant de 67 à 69 ans, selon le professeur Ibrahima Seck, qui met en avant le rôle déterminant de la science dans cette amélioration.
Le système de santé sénégalais enregistre des progrès significatifs, portés par les avancées scientifiques et technologiques. Selon le professeur Ibrahima Seck, cité par l’Agence de presse sénégalaise (APS), l’espérance de vie est passée de 67 ans en 2015 à 69 ans en 2025.
S’exprimant lors d’un panel organisé à l’occasion de la Journée mondiale de la santé, il a souligné que cette évolution s’accompagne d’une baisse notable de plusieurs indicateurs de mortalité. L’APS rapporte notamment une diminution de la mortalité néonatale, passée de 39 à 21 pour 1000 naissances vivantes.
Les progrès concernent également la mortalité des enfants de moins de cinq ans, ainsi que la mortalité maternelle, qui a fortement reculé ces dernières années, selon les données relayées par l’APS.
Pour le professeur Seck, ces résultats sont en grande partie liés au développement de la santé numérique. La télémédecine, les plateformes digitales et l’usage de l’intelligence artificielle permettent aujourd’hui d’améliorer l’accès aux soins, notamment dans les zones rurales.
Ces innovations contribuent à réduire les inégalités géographiques et à rapprocher les patients des professionnels de santé, tout en facilitant le suivi médical à distance.
Le représentant de l’Organisation mondiale de la santé, Dr N’da Konan Michel Yao, a pour sa part insisté sur le rôle central de la science dans la mise en place de politiques sanitaires efficaces, plaidant pour des décisions fondées sur des données probantes.

