Rufisque : après un coup de machette, une fête de Kankourang tourne à la violence, 11 interpellations, six armes blanches saisies

Une manifestation culturelle de Kankourang organisée le 26 septembre au quartier Gouye Mouride, à Rufisque, a dégénéré à la suite de l’agression à la machette d’un jeune homme. Onze personnes présentées comme des organisateurs ont été interpellées. Plusieurs machettes et des tam-tams ont également été retrouvés dans un lieu servant à la préparation de la manifestation.

Les faits se sont produits le 26 septembre 2026, aux environs de 19 heures. Le commissariat de Rufisque Est a été alerté par une tierce personne faisant état d’une manifestation culturelle de Kankourang au cours de laquelle un participant aurait porté un coup de machette à un jeune homme. Un déplacement des forces de l’ordre sur les lieux a permis d’interpeller onze individus considérés comme étant probablement liés à l’organisation de l’événement.

La victime, identifiée comme M. Diouf, âgé de 19 ans et apprenti chauffeur domicilié à Gouye Mouride, s’est présentée au poste de police avant d’être évacuée à l’hôpital Youssou Mbargane. Admis aux urgences, le jeune homme a déclaré aux enquêteurs avoir été blessé par un individu vêtu en Kankourang et porteur d’une machette. Un certificat médical lui a été délivré, faisant état d’une incapacité temporaire de travail de 21 jours.

Selon Libération, les premiers éléments recueillis au cours de l’enquête indiquent que la manifestation avait été organisée par l’association Tessitoo. Son président, Mamadou Lamine Dabo, a reconnu que sa structure était à l’origine de l’initiative, tout en précisant que la manifestation n’avait pas été autorisée.

Les investigations ont ensuite conduit les enquêteurs vers un domicile situé à Gouye Mouride et présenté comme le lieu de préparation de l’événement. Six machettes ainsi que cinq tam-tams y ont été retrouvés.

L’affaire a également provoqué des représailles. Un domicile appartenant à l’un des organisateurs aurait fait l’objet d’une scène de vandalisme et de pillage à la suite de l’agression du jeune homme. Les personnes interpellées ont été placées en garde à vue et le procureur a été informé. Une enquête est ouverte afin de déterminer les circonstances exactes des faits et les responsabilités de chacun.

Libération rapporte ainsi une affaire qui mêle manifestation culturelle, violences présumées et actes de représailles dans le quartier Gouye Mouride.

Mamadou Nancy Fall
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