À la veille de l’ouverture de la troisième session extraordinaire de l’Assemblée nationale, le groupe parlementaire Pastef a dénoncé le rejet de trois propositions de loi portant sur les contrats pétroliers, la gestion des fonds spéciaux et la politique sanitaire en milieu carcéral. Les députés de la majorité estiment que ces textes s’inscrivent dans les engagements pris lors de la présidentielle de 2024.
Le groupe parlementaire de la majorité Pastef hausse le ton contre l’Exécutif. En conférence de presse lundi 28 septembre, à la veille du démarrage de la troisième session extraordinaire de l’Assemblée nationale, prévue du 29 septembre au 2 octobre, les députés ont dénoncé le rejet de trois propositions de loi portées par leur groupe.
Présidée par Ayib Daffé, la rencontre avec la presse a été l’occasion pour les parlementaires de revenir sur les textes relatifs aux contrats pétroliers, à la gestion des fonds spéciaux et à la politique sanitaire en milieu carcéral. Selon Sud quotidien, les députés de la majorité accusent l’Exécutif de « tourner le dos à la transparence » et dénoncent ce qu’ils considèrent comme des « incohérences institutionnelles ».
Concernant les contrats pétroliers, le député Amadou Ba a expliqué que la proposition de loi ne visait pas à donner aux parlementaires le pouvoir d’approuver ou de rejeter les contrats. Il s’agirait, selon lui, de les soumettre à l’Assemblée nationale afin que la représentation nationale puisse en prendre connaissance et permettre, à travers elle, à l’opinion publique d’être informée des engagements pris par l’État avant leur signature par le président de la République.
Sur la gestion des fonds spéciaux, les députés ont indiqué que leur proposition prévoyait des mécanismes de reddition des comptes associant les corps de contrôle et les parlementaires. Ils regrettent que l’Exécutif reste opposé à un tel encadrement.
Le troisième texte concerne la politique sanitaire en milieu carcéral. Amadou Ba a dénoncé le rejet de cette proposition, qu’il présente comme un volet à part entière de la politique sanitaire pénitentiaire.
Prenant à son tour la parole, Ayib Daffé a salué le travail accompli par les députés depuis le début de la législature. Pour le président du groupe parlementaire, les initiatives examinées lors de cette session extraordinaire témoignent d’une évolution dans le fonctionnement de l’Assemblée nationale. Sud quotidien rapporte ainsi que les parlementaires de la majorité présentent ces propositions comme une traduction des engagements pris lors de la campagne présidentielle de mars 2024.

