Réunis devant la préfecture de Guédiawaye avec des brassards rouges, des chauffeurs du BRT ont exprimé leur colère face à ce qu’ils qualifient de conditions de travail difficiles. Les syndicalistes dénoncent notamment les longues heures de service, le manque de dialogue avec la direction et des insuffisances concernant les droits sociaux des employés.
La tension monte au sein du réseau du Bus Rapid Transit (BRT). Ce vendredi, plusieurs chauffeurs regroupés autour du syndicat des transporteurs se sont rassemblés devant la préfecture de Guédiawaye pour dénoncer leurs conditions de travail.
Arborant des brassards rouges en signe de protestation, les manifestants ont voulu attirer l’attention des autorités sur ce qu’ils considèrent comme une dégradation continue de leurs conditions professionnelles.
Selon les informations rapportées par Guediawayeinfos TV, le secrétaire général du syndicat, M. Sambe, affirme que les chauffeurs subissent des rythmes de travail particulièrement éprouvants.
Le responsable syndical regrette également l’absence de dialogue avec la direction générale du BRT. Il soutient avoir tenté à plusieurs reprises de rencontrer le directeur général, sans succès, malgré certains échanges engagés avec la direction des ressources humaines.
Parmi les principales préoccupations évoquées figurent les horaires de travail jugés excessifs. Selon le syndicat, certains conducteurs assureraient des services allant de 7 heures du matin à 21 heures, une situation assimilée à une forme d’exploitation.
Les chauffeurs dénoncent aussi l’insuffisance des périodes de repos. Ils affirment ne bénéficier que d’une seule semaine de congé malgré la pénibilité du métier et les fortes exigences liées au transport quotidien des usagers.
Les protestataires ont également mis en avant les difficultés rencontrées par les femmes chauffeurs, notamment en ce qui concerne les congés de maternité et le respect des droits sociaux.
Malgré leur mécontentement, les chauffeurs poursuivent le service afin de ne pas perturber totalement le transport des usagers. Leur mouvement se traduit pour l’instant par le port de brassards rouges et des actions de sensibilisation.
Selon Guediawayeinfos TV, les syndicalistes espèrent désormais une implication des plus hautes autorités de l’État, notamment du président Bassirou Diomaye Faye et du Premier ministre Ousmane Sonko, afin d’obtenir une amélioration des conditions de travail au sein du BRT.

