Face aux tensions économiques et sociales, l’Action pour les Droits Humains et l’Amitié (ADHA) appelle à des réformes profondes pour mettre fin aux privilèges et renforcer la transparence dans la gestion des ressources publiques.
Dans un contexte marqué par des incertitudes économiques croissantes, l’ONG Action pour les Droits Humains et l’Amitié (ADHA) tire la sonnette d’alarme sur la gestion des finances publiques au Sénégal.
Dans un communiqué daté du 9 avril 2026, l’organisation dénonce le maintien de mécanismes financiers opaques et de structures administratives redondantes, jugés incompatibles avec les principes d’équité et de bonne gouvernance.
ADHA recommande notamment la suppression immédiate des fonds communs et des caisses discrétionnaires attribués à certaines institutions publiques, qu’elle considère comme des privilèges injustifiés. L’organisation appelle également à une rationalisation de l’administration, à travers la fusion ou la suppression d’entités aux missions similaires.
Par ailleurs, l’ONG s’interroge sur la pertinence de nouvelles initiatives institutionnelles, notamment certaines fondations, dans un contexte de restriction budgétaire.
Pour ADHA, la crédibilité de l’action publique repose sur l’exemplarité de l’État. Elle exhorte ainsi les autorités à engager des audits indépendants et à réallouer les ressources vers des secteurs prioritaires tels que l’éducation, la santé et l’emploi des jeunes.

