Latmingué : une plante toxique décime une partie d’un troupeau transhumant, un éleveur frappé par une lourde perte

À Daga Youdou, dans la commune de Latmingué (Kaolack), un éleveur transhumant traverse une véritable épreuve après la mort de plusieurs dizaines de ses animaux. L’intoxication, causée par l’ingestion de feuilles d’une plante toxique connue localement sous le nom de « Pélé », remet en lumière les risques liés au pastoralisme et le besoin de renforcer la sensibilisation des bergers.

Un drame pastoral secoue actuellement la commune de Latmingué, dans la région de Kaolack. Selon les informations rapportées par Sud Quotidien, la moitié du troupeau d’un éleveur transhumant a été décimée après avoir consommé des feuilles d’un arbre toxique.

L’incident s’est produit alors que le propriétaire était absent. Les jeunes bergers chargés de surveiller les animaux auraient distribué, sans connaître leur dangerosité, des feuilles d’une plante appelée localement « Pélé ». Alerté par l’état inquiétant de son troupeau, l’éleveur s’est immédiatement rendu sur place et a rapidement identifié l’origine du problème, conscient de la toxicité de cette espèce végétale.

Malgré l’intervention rapide d’un vétérinaire, les dégâts ont été considérables. Quarante animaux ont succombé à l’intoxication et, selon les témoignages recueillis par Sud Quotidien, les pertes continuent de s’alourdir avec la mort progressive d’autres bêtes.

Au-delà du drame individuel, cet épisode révèle une problématique récurrente dans les zones de transhumance : le manque d’information des jeunes gardiens de troupeaux sur les plantes dangereuses présentes dans les parcours pastoraux. Face à cette situation, les autorités locales ont engagé des actions de sensibilisation destinées aux éleveurs et aux bergers afin de prévenir de nouveaux incidents.

Le Sénégal compte en effet plusieurs espèces végétales particulièrement nocives pour les animaux. Parmi elles figurent notamment la Pomme de Sodome (Calotropis procera), le Pignon d’Inde (Jatropha curcas) ou encore le Jéquirity (Abrus precatorius), dont certaines parties peuvent provoquer de graves intoxications, voire la mort.

Pour les acteurs du secteur de l’élevage, cette tragédie rappelle l’urgence d’intensifier les campagnes d’information et de formation dans les zones de pâturage afin de mieux protéger les moyens d’existence des éleveurs.

Oumou Khaïry NDIAYE
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