Deux enfants âgés de quatre et sept ans, pensionnaires d’une école coranique du village de Djiguimar, dans la commune de Médina Sabakh, ont perdu la vie vendredi après une noyade. Selon l’Agence de presse sénégalaise (APS), les circonstances exactes de ce drame font l’objet d’une enquête ouverte par les autorités compétentes.
Le département de Nioro est frappé par un nouveau drame impliquant de jeunes enfants. Deux pensionnaires d’une école coranique sont décédés vendredi après s’être noyés dans une retenue d’eau située à proximité du village de Djiguimar, dans la commune de Médina Sabakh.
Selon une source sécuritaire citée par l’APS, les deux victimes, âgées respectivement de quatre et sept ans, avaient quitté leur lieu d’apprentissage du Coran avant de se rendre vers une digue aménagée à la sortie du village.
C’est leur absence prolongée qui a alerté les responsables du daara. Ces derniers ont rapidement signalé leur disparition aux autorités, déclenchant une opération de recherches.
Les éléments de la Brigade de gendarmerie de Keur Ayib, appuyés par les populations locales, se sont immédiatement mobilisés pour retrouver les deux enfants. Les recherches ont finalement conduit à la découverte de leurs corps, repêchés par les sapeurs-pompiers intervenus sur les lieux.
Le drame a suscité une vive émotion au sein de la communauté de Djiguimar, où familles, habitants et responsables religieux restent profondément affectés par la disparition des deux jeunes talibés.
Les dépouilles ont été acheminées pour les constatations d’usage, tandis que les services compétents ont ouvert une enquête afin d’établir avec précision les circonstances dans lesquelles les deux enfants se sont retrouvés au niveau de cette digue.
Selon l’APS, les investigations devront notamment déterminer les conditions de leur déplacement hors de l’école coranique ainsi que les éventuelles responsabilités liées à cette tragédie.
Ce drame remet également en lumière la nécessité de renforcer les mesures de surveillance des jeunes enfants, particulièrement dans les zones rurales où la présence de mares, de digues et de retenues d’eau constitue un risque accru, notamment en cette période d’hivernage.

