Hausse du pétrole : face à la crise iranienne l’UEMOA divisée entre augmentation des prix et maintien des subventions

La flambée des prix du pétrole consécutive à la guerre en Iran accentue les disparités de politiques tarifaires au sein de l’UEMOA.

La crise énergétique mondiale, alimentée par la guerre en Iran, met à rude épreuve les économies de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA). Selon Agence Ecofin, plusieurs États ont déjà ajusté les prix du carburant, tandis que d’autres continuent de soutenir les consommateurs.

Depuis le début du conflit, les prix du pétrole ont bondi d’environ 60 %, dépassant régulièrement les 100 dollars le baril. Cette hausse s’explique notamment par les perturbations du trafic dans le détroit d’Ormuz, un passage stratégique du commerce pétrolier mondial.

Dans ce contexte, la Côte d’Ivoire, le Bénin, le Mali et la Guinée-Bissau ont procédé à des augmentations. À Abidjan, le litre de super est désormais fixé à 875 FCFA, contre 820 auparavant. Au Bénin, les ajustements sont plus modérés, sauf pour le pétrole lampant dont le prix a fortement augmenté.

À l’inverse, le Sénégal, le Niger, le Togo et le Burkina Faso maintiennent leurs tarifs. À Dakar, le litre d’essence reste à 920 FCFA, un niveau élevé dans la zone, mais stabilisé pour préserver le pouvoir d’achat.

Le président Bassirou Diomaye Faye a toutefois prévenu qu’un ajustement restait possible si la crise perdurait. Une position qui illustre le dilemme entre soutenabilité budgétaire et protection des populations.

Selon Agence Ecofin, cette situation pourrait accentuer les tensions inflationnistes dans la région, notamment à travers la hausse des coûts de transport et des denrées importées.

Momar Diack SECK
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