Casamance : le Japon réaffirme son soutien au Sénégal pour atteindre l’objectif “zéro mine” d’ici 2031

L’ambassadeur du Japon au Sénégal, Akamatsu Takeshi, a réaffirmé à Ziguinchor l’engagement de Tokyo à accompagner le Sénégal dans l’atteinte de l’objectif “zéro mine” en Casamance à l’horizon 2031. Cette déclaration a été faite lors d’une visite de presse organisée au Centre d’entraînement de la capacité nationale de déminage de Djibélor, rapporte l’APS.

Le Japon entend poursuivre son accompagnement au Sénégal dans les opérations de déminage humanitaire en Casamance. Selon l’APS, l’ambassadeur japonais au Sénégal, Akamatsu Takeshi, a renouvelé cet engagement jeudi à Ziguinchor, à l’occasion d’une visite de presse organisée au Centre d’entraînement de la capacité nationale de déminage de l’ISRA de Djibélor.

Le diplomate japonais a rappelé que plusieurs projets liés à la sécurité, à la stabilité et à la protection des populations avaient déjà été mis en œuvre en Casamance grâce à la coopération internationale, notamment avec l’appui du Service japonais de l’action antimines (JMAS).

« Notre volonté, c’est de former la capacité nationale pour que le Sénégal puisse devenir un centre d’excellence du déminage en Afrique de l’Ouest », a déclaré Akamatsu Takeshi, cité par l’APS.

De son côté, le directeur du Centre national d’action antimines du Sénégal (CNAMS), Salomon Diédhiou, a annoncé une relance prochaine des opérations de déminage après le processus d’accréditation des organisations engagées dans cette mission.

Il a toutefois souligné plusieurs contraintes logistiques et financières, notamment le manque de porte-chars adaptés au transport des équipements lourds et les importantes dépenses en carburant nécessaires au fonctionnement des machines de déminage.

« L’option du Sénégal, c’est d’avoir zéro mine partout au Sénégal à l’horizon 2031 », a rappelé Salomon Diédhiou, selon l’APS.

Au cours de cette immersion, les journalistes venus de Dakar et de Ziguinchor ont découvert les différentes techniques de déminage utilisées sur le terrain. Les responsables du centre ont détaillé l’organisation sécuritaire des chantiers articulés autour de trois espaces : la zone de vie, la zone de transition et la zone dangereuse.

L’expert en déminage humanitaire et superviseur du site, Souleymane Doucouré, a insisté sur la rigueur des protocoles de sécurité appliqués dans les zones à risque.

Les visiteurs ont également été sensibilisés au système de marquage des terrains minés ainsi qu’aux équipements de protection des démineurs, composés notamment de casques, de visières et de gilets blindés.

Les équipes ont présenté différents types d’engins explosifs retrouvés en Casamance, parmi lesquels des mines antipersonnelles, des mines antichars, des grenades, des roquettes et des obus. Les mines MAPS et PRM-35 figurent parmi les plus fréquemment découvertes dans la région.

Une démonstration de déminage manuel a ensuite été réalisée par une démineuse de la capacité nationale. Le chef de chantier Ibrahima Ndiaye, formé au Centre de perfectionnement aux actions post-conflits de déminage et de dépollution du Bénin, a salué le professionnalisme des équipes sénégalaises.

Les responsables ont enfin présenté deux machines blindées de déminage de 35 tonnes acquises grâce au soutien du gouvernement japonais. Quinze agents sénégalais ont déjà été formés à leur utilisation. Toutefois, leur déploiement opérationnel reste limité par l’absence de moyens de transport adaptés vers les zones contaminées, rapporte également l’APS.

Dieyna SENE
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