À l’approche du Gamou de Ndiassane, prévu mardi, la Brigade spéciale d’hygiène de Tivaouane a renforcé son dispositif de surveillance sanitaire dans la cité religieuse et les localités environnantes. L’objectif est de limiter les risques liés à l’affluence attendue de milliers de fidèles venus de différentes régions du Sénégal et de l’étranger.
Selon l’APS, le dispositif comprend plusieurs volets, notamment la lutte anti-vectorielle, le contrôle de la salubrité publique, la surveillance de la qualité de l’eau et le contrôle sanitaire des denrées alimentaires.
Le chef de la Brigade spéciale d’hygiène, l’adjudant Malla Diop, explique que le renforcement du dispositif répond à la nécessité d’anticiper les risques sanitaires liés à la forte concentration humaine, à l’augmentation de la consommation alimentaire ainsi qu’à la production accrue de déchets et d’eaux usées durant le rassemblement religieux.
Dans le cadre de la lutte contre les maladies transmises par les insectes, notamment le paludisme et la dengue, les agents procèdent à des opérations de pulvérisation intra-domiciliaire. Des opérations nocturnes de saupoudrage sont également menées à Ndiassane et dans les localités périphériques.
Ces opérations de démoustication interviennent après des travaux d’assainissement et de curage effectués dans certaines zones.
Parallèlement, les agents du Service national d’hygiène poursuivent les actions de sensibilisation auprès des ménages et des fidèles. Ces campagnes portent notamment sur le lavage régulier des mains, la bonne conservation des aliments et la gestion appropriée des déchets.
La brigade assure également une surveillance permanente de la salubrité publique dans la cité religieuse. Les dépôts sauvages d’ordures ainsi que les sites susceptibles de provoquer des nuisances environnementales ou olfactives font l’objet d’une attention particulière.
Cette mission est menée en collaboration avec les structures intervenant dans l’assainissement et la gestion des déchets, notamment l’Office national de l’assainissement du Sénégal (ONAS) et la Société nationale de gestion intégrée des déchets (SONAGED), indique l’APS.
La qualité de l’eau destinée à la consommation des fidèles constitue également un axe majeur du dispositif. Un laboratoire mobile du Service national d’hygiène effectue des prélèvements au niveau des forages et des différents points d’eau. Les échantillons sont ensuite soumis à des analyses physico-chimiques et bactériologiques afin de détecter d’éventuels risques de contamination.
Le contrôle de la sécurité sanitaire des aliments a également été renforcé. Les agents inspectent les conditions de transport, de conservation, de préparation et de commercialisation des denrées alimentaires.
Une attention particulière est accordée aux produits périmés, altérés ou impropres à la consommation, dans un contexte marqué par l’intensification des activités commerciales sur la voie publique et l’arrivée massive de pèlerins.
L’adjudant Malla Diop assure que les opérations de sensibilisation et d’inspection sont entièrement prises en charge par les agents assermentés de la brigade d’hygiène. Le dispositif doit ainsi permettre d’accompagner le Gamou dans les meilleures conditions sanitaires possibles.

