Réunie en assemblée générale, la Coordination du Syndicat autonome de l’enseignement supérieur (SAES) de l’Université Gaston Berger tire la sonnette d’alarme face à une situation jugée préoccupante, marquée par la grève étudiante et un climat d’insécurité.
La situation à l’Université Gaston Berger de Saint-Louis suscite de vives inquiétudes. Réunie en assemblée générale le 26 mars 2026, la Coordination du Syndicat autonome de l’enseignement supérieur (SAES) a exprimé ses préoccupations face à la dégradation du climat pédagogique et sécuritaire sur le campus.
Dans un communiqué, le SAES dénonce un environnement marqué par la prolongation de la grève des étudiants et une montée des tensions, incompatible avec la vocation de l’université. Les enseignants-chercheurs rappellent que l’institution ne saurait être transformée en un espace d’insécurité, insistant sur la ضرورة de préserver les franchises universitaires et un cadre propice au travail.
Le syndicat exige ainsi des mesures immédiates pour garantir la sécurité des personnes et des biens, condition indispensable à la reprise normale des activités académiques. Il appelle également à la convocation urgente du Conseil de discipline afin d’examiner les incidents signalés et restaurer l’autorité des instances universitaires.
Sur le plan pédagogique, le SAES prend acte de la décision du Conseil académique de fixer la fin de l’année universitaire au 14 août 2026, malgré les retards accumulés. Il réaffirme la disponibilité des enseignants à assurer les cours non encore dispensés, tout en rappelant le caractère « intangible et non négociable » du droit aux 75 jours de congé annuel.
Attachée à la qualité du service public de l’enseignement supérieur, la Coordination SAES-UGB se dit mobilisée et n’exclut pas d’engager des actions syndicales si la sécurité et les droits des personnels ne sont pas garantis.

