Des organisations de défense des droits humains ont lancé un appel fort pour la criminalisation de l’esclavagisme par ascendance, lors d’une conférence tenue à Dakar.
La lutte contre l’esclavagisme par ascendance refait surface dans le débat public. À Dakar, plusieurs organisations abolitionnistes ont tenu, le 28 mars 2026, une conférence de presse pour proposer un projet de loi visant à criminaliser cette pratique persistante en Afrique de l’Ouest.
Réunies en synergie, Ira Mauritanie, Ira Sénégal, la Coordination contre l’esclavagisme et ses séquelles, l’ASSEP et le MSDH ont dénoncé une réalité encore vivace, marquée par des formes modernes de servitude et d’exclusion sociale.
L’avocat Maître Saïd Larifou a insisté sur la nécessité d’agir à la fois sur la prévention et la réparation, soulignant que ce phénomène constitue une atteinte grave à la dignité humaine.
Les intervenants ont également évoqué les difficultés rencontrées par les militants abolitionnistes, souvent confrontés à des arrestations arbitraires et à des pressions judiciaires, notamment en Mauritanie.
Pour Boubakar Traoré, président de l’ASSEP Sénégal, l’enjeu est fondamental : « Si vous êtes descendant d’esclave, vous n’avez aucun droit dans certaines communautés. Refuser ce statut expose à des persécutions. »
Face à cette situation, les organisations appellent à une mobilisation générale de la société civile, des médias et des autorités pour faire adopter une législation protectrice et garantir les droits fondamentaux des victimes.
Correspondance particulière de
Papa S Traoré

