L’épidémie de diphtérie qui sévit au Sénégal continue de susciter l’inquiétude. Le district sanitaire de Bakel vient d’enregistrer un premier décès, celui d’un enfant de deux ans. Les autorités sanitaires mettent parallèlement en avant les difficultés d’approvisionnement en antitoxine diphtérique, traitement nécessaire dans les formes compliquées.
La diphtérie continue de faire des victimes au Sénégal. À Bakel, un enfant de deux ans a succombé à la maladie, constituant le premier décès enregistré dans ce district sanitaire depuis le début de l’épidémie.
L’information a été donnée par le directeur régional de la Santé, le docteur Ababacar Mbaye, lors d’un point de presse tenu lundi. Selon le quotidien Libération, la victime, un garçonnet d’origine étrangère, avait été testée positive après avoir été diagnostiquée le 5 septembre.
Hospitalisé, l’enfant avait été retiré de la structure sanitaire par ses parents trois jours plus tard, après la signature d’une décharge. Il est décédé le jour même de sa sortie de l’hôpital.
Au-delà de ce cas mortel, la question de la disponibilité des traitements spécifiques préoccupe les autorités sanitaires. Le quotidien Libération rapporte que le directeur régional de la Santé a notamment souligné l’absence, à ce stade, d’antitoxine diphtérique. Ce traitement joue un rôle déterminant dans la prise en charge des patients présentant des complications.
Le docteur Ababacar Mbaye a expliqué que lorsque des complications surviennent après une admission tardive dans une structure sanitaire, l’antitoxine constitue un élément essentiel de la prise en charge. Il a précisé que l’Organisation mondiale de la santé est habilitée à fournir ce traitement.
Les autorités sénégalaises auraient déjà engagé les procédures nécessaires afin de permettre l’approvisionnement en antitoxine et d’améliorer la prise en charge des cas compliqués.
L’épidémie, apparue depuis le mois d’août, totaliserait désormais une cinquantaine de cas et huit décès officiellement recensés à l’échelle nationale. La région de Kédougou demeure particulièrement touchée, avec un volume important de cas enregistrés.
Dans ce contexte, les services sanitaires poursuivent la surveillance de la situation et appellent les populations à renforcer la vaccination des enfants. Les autorités rappellent ainsi l’importance de la prévention face à cette maladie évitable par la vaccination

