Face à l’érosion du pouvoir d’achat et aux difficultés économiques auxquelles sont confrontés les ménages, le Forum d’assistance des consommateurs du Sénégal (Facs) interpelle les pouvoirs publics. L’organisation réclame notamment une meilleure protection des revenus modestes, davantage de transparence dans les facturations et un encadrement renforcé des pratiques bancaires.
La cherté de la vie demeure une préoccupation majeure pour les consommateurs sénégalais. Dans ce contexte, le Forum d’assistance des consommateurs du Sénégal (Facs) appelle l’État à renforcer les mécanismes de protection sociale et à instaurer une régulation plus stricte de certains secteurs essentiels.
Dans des propos rapportés par Le Quotidien, le président du Facs, Abdou Diouf Aziz, estime que les réformes économiques en cours ne devraient pas se traduire par une pression supplémentaire sur les ménages. L’organisation fait notamment référence à l’accord technique conclu avec le Fonds monétaire international et à la rationalisation annoncée des subventions à l’énergie et à l’eau.
Le Facs met particulièrement l’accent sur la facturation de l’électricité et de l’eau. L’association dénonce ce qu’elle considère comme une tarification difficilement lisible sur les compteurs Woyofal de la Senelec, estimant que le système de paliers pénaliserait davantage les ménages modestes. Concernant la Sen’Eau, elle évoque également des hausses jugées disproportionnées au regard, selon elle, de la qualité du service et des coupures signalées.
Le Quotidien rapporte que le Facs demande aux autorités ainsi qu’aux organes de régulation, notamment la Crse et l’Arpe, de mettre en place un audit permanent des mécanismes de facturation et de préserver des tarifs sociaux destinés aux ménages à faibles revenus.
Le secteur bancaire figure également parmi les préoccupations de l’association. Le Facs dénonce les lenteurs et conditions d’octroi du crédit DMC, destiné notamment à accompagner les agents de l’État dans l’accès au logement. L’organisation critique par ailleurs le niveau de certains coûts de crédit, qu’elle juge excessifs pour les ménages et les petites et moyennes entreprises.
Le Forum souhaite une intervention de l’État auprès de la BCEAO afin d’agir sur les marges bancaires et les taux d’intérêt. Il réclame également un audit du traitement du crédit DMC par le ministère de l’Économie et des Finances.
Autre revendication : l’application effective des 19 services bancaires gratuits prévus par la réglementation de la BCEAO et l’adoption d’une législation favorisant la mobilité bancaire.
Enfin, le Facs demande un renforcement des contrôles sur les prix des loyers, le gaz butane et certains produits de grande consommation, notamment le pain et l’eau en sachet. Pour l’association, l’ajustement budgétaire doit être accompagné de mesures destinées à protéger les consommateurs et à préserver le pouvoir d’achat des ménages.

