Plusieurs organisations de la société civile sénégalaise ont salué l’initiative du chef de l’État visant à organiser des concertations nationales dans un format jugé plus direct et moins coûteux. Elles appellent toutefois à une représentation inclusive et à une prise en compte des préoccupations sociales et économiques des populations.
Réuni dans le cadre d’un atelier national consacré aux avant-projets de lois issus des Dialogues nationaux, un consortium d’organisations de la société civile a exprimé son soutien à l’initiative du chef de l’État visant à engager de nouvelles concertations nationales.
Dans un communiqué publié à Dakar le 18 mai 2026, les organisations signataires estiment que ce nouveau format de dialogue, présenté comme plus souple, plus direct et moins onéreux, constitue une démarche favorable à l’écoute des citoyens et au rapprochement entre gouvernants et gouvernés.
Les organisations considèrent que, dans un contexte marqué par des défis économiques, sociaux et institutionnels importants, toute initiative favorisant le dialogue et la cohésion nationale représente une contribution essentielle à la stabilité démocratique du Sénégal.
Le consortium souligne également que cette approche rejoint un plaidoyer ancien de la société civile en faveur d’espaces d’échanges plus accessibles et moins filtrés, permettant d’aborder les préoccupations réelles des Sénégalais.
Toutefois, les signataires recommandent une représentation « large, inclusive et équilibrée » des forces vives de la Nation. Ils souhaitent notamment l’implication des anciens Premiers ministres, des anciens présidents de l’Assemblée nationale, des autorités religieuses et coutumières, des organisations de femmes et de jeunes, des associations de personnes vivant avec un handicap, des universitaires, des syndicats, des acteurs des médias ainsi que des forces politiques de la majorité et de l’opposition.
Les organisations estiment également que les futures concertations ne devraient pas se limiter aux seules réformes institutionnelles ou électorales. Elles plaident pour une prise en compte des préoccupations quotidiennes des populations, notamment le coût de la vie, l’emploi des jeunes, la dette publique, la transparence des finances publiques, les tensions sociales, l’accès aux services sociaux de base ainsi que les questions liées à la santé, à l’éducation et à la justice sociale.
Selon le consortium, ce format de dialogue présente plusieurs avantages, parmi lesquels une meilleure qualité d’écoute, des échanges plus directs, une participation citoyenne renforcée et des coûts organisationnels réduits.
Le communiqué invite enfin l’ensemble des acteurs nationaux à répondre favorablement à cette initiative afin de préserver la stabilité du pays et de renforcer durablement les fondements démocratiques du Sénégal.
Parmi les organisations signataires figurent notamment COSCE, Forum du Justiciable, RADDHO, Ligue Sénégalaise des Droits de l’Homme, Article 19, ONG 3D et plusieurs autres structures de la société civile.

