PRODAC : les retards de salaires et la réforme des véhicules alimentent la colère des travailleurs

Le malaise social s’intensifie au sein du Programme des Domaines Agricoles Communautaires (PRODAC). Entre retards récurrents de salaires, paiements partiels et controverse autour de la réforme des véhicules de service, les travailleurs dénoncent une situation devenue insoutenable à quelques jours de la Tabaski.

Le quotidien Tribune révèle une situation sociale particulièrement tendue au sein du Programme des Domaines Agricoles Communautaires (PRODAC), où les travailleurs font face depuis plusieurs mois à des retards récurrents de salaires.

À dix jours de la fête de la Tabaski, de nombreux employés n’avaient toujours pas perçu leur rémunération du mois d’avril, accentuant les difficultés financières de plusieurs familles confrontées aux charges quotidiennes et aux dépenses liées à la fête.

Selon Tribune, la situation avait déjà atteint un niveau critique le mois précédent lorsque seuls quelques agents avaient reçu leur salaire à la fin du mois de mars, pendant qu’une large majorité des travailleurs restait sans paiement.

Cette gestion jugée sélective des paiements avait suscité colère et incompréhension parmi les employés, certains dénonçant un traitement inéquitable entre les travailleurs du siège et ceux affectés dans les différents Domaines Agricoles Communautaires (DAC) à travers le pays.

Des témoignages recueillis par Tribune indiquent que les agents basés au siège du programme, à la Cité Keur Gorgui, auraient été payés en deux vagues successives, alors que les travailleurs déployés dans les DAC demeuraient dans l’attente.

Au-delà des difficultés financières, plusieurs employés regrettent également le silence de la direction. Un agent interrogé sous anonymat affirme qu’aucune communication officielle n’a été faite pour expliquer les causes des retards.

« Depuis le mois de décembre, nous vivons ce genre de situation », confie un autre travailleur cité par Tribune, rappelant que certains agents étaient restés deux mois sans salaire durant les fêtes de fin d’année.

À cette crise sociale vient s’ajouter la polémique autour de la réforme des véhicules de service, un dossier qui continue d’alimenter le mécontentement au sein du programme.

Selon plusieurs travailleurs, une telle situation n’avait jamais été observée depuis la création du PRODAC en 2014, faisant craindre une aggravation durable du climat social dans cette structure publique dédiée au développement agricole.

Mamadou Nancy Fall
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