Bras de fer Parlement-Exécutif : redoutant un risque d’instabilité, Alioune Tine appelle à stopper la confrontation

Le climat politique sénégalais suscite une nouvelle alerte d’Alioune Tine. Le président d’Afrikajom Center estime que la confrontation entre le Parlement et l’Exécutif pourrait, si elle se prolonge, avoir des conséquences sur les plans politique, économique et social.

Dans une publication sur X rapportée par Vox Populi, Alioune Tine appelle à mettre un terme à ce qu’il qualifie de confrontation entre le Parlement sénégalais et l’Exécutif. Selon lui, la poursuite de ce bras de fer pourrait devenir « une des sources les plus sérieuses d’instabilité politique, économique et sociale ».

Le défenseur des droits de l’homme situe cette inquiétude dans un contexte qu’il décrit comme marqué par une précarité généralisée, la débrouille et un front social en ébullition. Il redoute ainsi des risques d’impasse et de paralysie dans le fonctionnement des institutions.

Pour Alioune Tine, « le temps est venu d’arrêter cette confrontation » et de privilégier une sortie de crise. Son intervention intervient alors que les relations entre les différentes institutions font l’objet d’une attention soutenue dans le débat public.

Dans une autre publication, le président d’Afrikajom Center s’est également penché sur la situation en Guinée-Bissau. Il y exprime ses préoccupations face aux développements politiques dans ce pays voisin, évoquant notamment l’arrêt de la proclamation des résultats électoraux, les arrestations d’opposants, de journalistes et de membres de la société civile, ainsi que les restrictions des libertés.

Vox Populi rapporte également qu’Alioune Tine préconise, pour la Guinée-Bissau, une initiative diplomatique associant la CEDEAO, l’Union africaine et les Nations unies. Il souhaite la mise en place d’une mission conjointe qui contribuerait à l’installation d’un gouvernement d’union nationale, avec pour objectif l’organisation d’élections qu’il souhaite transparentes et apaisées dans un délai de trois mois.

L’ancien dirigeant de la RADDHO estime par ailleurs que l’annonce du retour à Bissau et de la candidature de Mballo à la présidentielle nourrit la panique et l’incertitude, avec, selon lui, des tensions perceptibles au sein des services de sécurité.

Les déclarations sur le Sénégal comme celles consacrées à la Guinée-Bissau relèvent de l’analyse et de l’appréciation d’Alioune Tine, telles que rapportées par la source.

Dieyna SENE
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