La course à la succession d’António Guterres au poste de secrétaire général des Nations unies se complique davantage pour l’ancien président sénégalais Macky Sall. Lors du quatrième vote indicatif du Conseil de sécurité, organisé mardi 29 septembre 2026, il a obtenu cinq avis favorables, contre neuf défavorables et un « sans opinion ».
Selon Le Quotidien, le quatrième « straw poll » du Conseil de sécurité n’a pas permis à Macky Sall de réduire l’écart avec les candidatures qui le devancent. Avec cinq mentions « encourage », neuf « décourage » et une « sans opinion », l’ancien chef de l’État sénégalais reproduit exactement son score du 18 septembre.
Ce nouveau résultat intervient quelques jours après la prise de parole du président Bassirou Diomaye Faye à la tribune de l’Assemblée générale de l’ONU. À New York, le chef de l’État avait appelé la communauté internationale à soutenir la candidature de son prédécesseur, donnant une dimension républicaine à cette démarche diplomatique.
Mais dans le huis clos du Conseil de sécurité, les consultations indicatives obéissent à une autre logique. Macky Sall demeure ainsi à la cinquième place, derrière plusieurs autres prétendants.
La Costaricienne Rebeca Grynspan confirme, pour sa part, sa dynamique. Elle recueille dix voix favorables, trois défavorables et deux « sans opinion ». La Guyanienne Carolyn Rodrigues-Birkett et l’Argentin Rafael Grossi obtiennent chacun huit soutiens. L’Ougandais Olara Otunnu totalise également cinq voix favorables, mais avec huit avis défavorables et deux « sans opinion », devant ainsi Macky Sall dans le décompte global.
Comme le souligne Le Quotidien, l’équation reste toutefois ouverte puisque les « straw polls » sont anonymes. Il est donc impossible, à ce stade, d’identifier les pays à l’origine des différents avis exprimés. L’attention se porte notamment sur les cinq membres permanents du Conseil de sécurité — États-Unis, Chine, Russie, France et Royaume-Uni — qui disposent du droit de veto
La prochaine étape doit ainsi permettre de mieux cerner les rapports de force autour de la succession d’António Guterres. Pour les différents candidats, cette phase du processus sera déterminante avant la recommandation du Conseil de sécurité à l’Assemblée générale.

