Placée sous bracelet électronique depuis plus d’un an, l’ancien ministre de la Justice Ismaïla Madior Fall bénéficie d’un soutien croissant de la société civile, qui dénonce l’effondrement de l’accusation et réclame sa libération.
La situation judiciaire d’Ismaïla Madior Fall suscite une mobilisation accrue au sein de la société civile, nous apprend Vox Populi. Assigné à résidence sous bracelet électronique depuis plus d’un an sans jugement, l’ancien Garde des Sceaux voit son dossier fortement remis en question.
Selon Vox Populi, plusieurs organisations dénoncent désormais une procédure fragilisée par l’effondrement des accusations.
Babacar Ba, président du Forum du Justiciable, estime que le maintien de cette mesure restrictive ne se justifie plus. Il souligne que l’accusateur principal, Cheikh Guèye, s’est contredit avant d’être lui-même condamné pour tentative de corruption de magistrat, ce qui affaiblit considérablement le dossier.
Dans le même sillage, Alioune Tine, président d’Afrikajom Center, considère que toutes les charges se sont effondrées, rendant injustifiable la poursuite de la résidence surveillée. Il plaide pour une loi renforçant la présomption d’innocence afin d’éviter des atteintes à la réputation de citoyens.
Moundiaye Cissé, de l’ONG 3D, pointe également des incohérences dans la procédure, rappelant que l’accusateur est désormais poursuivi pour corruption, ce qui jette un doute sérieux sur la crédibilité des accusations initiales.
Vox Populi précise que l’ancien ministre a été renvoyé devant la Haute Cour de justice depuis janvier 2026, tandis que son dossier a récemment été renforcé par l’arrivée de Me Ciré Clédor Ly dans son équipe de défense.
Pour ses soutiens, la libération d’Ismaïla Madior Fall ne relève pas d’une faveur, mais d’une exigence juridique fondée sur le respect des droits fondamentaux. Selon Vox Populi, cette affaire relance plus largement le débat sur l’équité des procédures judiciaires au Sénégal.

