Le Programme national de bourse de sécurité familiale (PNBSF) connaît une importante évolution en 2026, avec une augmentation à la fois du montant alloué aux bénéficiaires et du nombre de ménages concernés. Désormais, 469 497 ménages devraient bénéficier de cette aide, contre 355 013 précédemment.
Selon Vox Populi, le montant de la bourse passe de 25 000 à 35 000 francs CFA par trimestre. Les quatre versements annuels seront désormais regroupés en une seule opération, portant ainsi l’allocation annuelle à 140 000 francs CFA par ménage.
Cette évolution découle notamment de la décision de l’État de porter l’enveloppe consacrée au programme de 52 à 70 milliards de francs CFA, avec l’appui de la Banque mondiale. Le Délégué général à la Protection sociale et à la Solidarité nationale, Cheikh Tacko Diop, a expliqué que cette rallonge budgétaire permet d’élargir substantiellement le nombre de ménages bénéficiaires.
Mais les ambitions ne s’arrêtent pas là. Selon le responsable, l’État envisage de doubler en 2027 le budget consacré au programme, en le portant de 70 à 140 milliards de francs CFA.
L’objectif affiché est de renforcer le soutien aux ménages les plus vulnérables et de contribuer à restaurer leur dignité face aux difficultés économiques. Le PNBSF constitue, depuis son lancement en 2013, l’un des principaux instruments de lutte contre l’extrême pauvreté au Sénégal.
La ministre de la Famille, de l’Action sociale et des Solidarités, Marie Angélique Mame Selbé Diouf, considère la protection sociale comme un pilier de l’action publique, notamment pour améliorer le capital humain, la résilience et les conditions de vie des populations.
Vox Populi rapporte également que la reprise des paiements intervient après une période de suspension ayant permis de procéder à un état des lieux du programme et de définir de nouvelles orientations. Cette nouvelle phase sera accompagnée d’une recertification des bénéficiaires.
Cette opération doit notamment permettre de résoudre la question du renouvellement des bénéficiaires, le programme ayant été conçu initialement selon une logique de parcours d’une durée théorique de cinq ans.
Le représentant des maires, Mamadou Woury Bailo Diallo, a salué cette relance, estimant qu’elle constitue une réponse importante aux difficultés des populations vulnérables, notamment des femmes, qui représentent une part importante des bénéficiaires.

