Ambitions onusiennes et mémoire politique : une voix critique interpelle les vrais patriotes sur l’héritage de Macky Sall

Dans une contribution au ton critique, Seynabou Ndiaye Sylla revient sur le débat entourant une éventuelle candidature internationale de l’ancien chef de l’État, estimant que le passif politique national ne peut être dissocié des ambitions diplomatiques.

La question d’une candidature internationale de l’ancien président sénégalais Macky Sall suscite des réactions contrastées. Dans une tribune largement relayée, Seynabou Ndiaye Sylla affirme ne défendre aucun camp, mais appelle à une lecture « réaliste » des responsabilités politiques passées.

L’auteure rappelle les périodes de fortes tensions politiques ayant marqué la fin du dernier mandat présidentiel, évoquant notamment les controverses liées aux candidatures à l’élection présidentielle et les démêlés judiciaires impliquant l’opposant Ousmane Sonko et Mame Mbaye Niang. Elle estime que les appels actuels au rassemblement auraient gagné en crédibilité s’ils avaient été formulés dans ces moments de crispation.

La tribune souligne également que l’ambition de diriger une institution internationale « ne saurait être détachée du bilan national », insistant sur le fait que la moralité en gouvernance demeure un critère déterminant dans le portage d’une candidature par un pays.

En comparaison, l’auteure évoque les anciens présidents, dont Léopold Sédar Senghor, rappelant que chacun a connu des épisodes de tensions politiques sans pour autant laisser, selon elle, un climat durable de rupture avec une partie de la population.

Elle mentionne aussi les critiques formulées à l’international par l’actuel chef de l’État, Bassirou Diomaye Faye, au sujet d’initiatives diplomatiques prêtées à son prédécesseur.

Pour Seynabou Ndiaye Sylla, le débat dépasse les autorités actuelles : il s’agirait avant tout d’un « contentieux moral » entre un ancien dirigeant et une frange du peuple sénégalais. Elle conclut en appelant à une réflexion sur la responsabilité politique et la mémoire collective.

Pape Ismaïla CAMARA
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