À l’occasion de la Journée mondiale de l’Océan célébrée le 8 juin 2026, l’association Jappo Océan a réuni à Dakar experts, étudiants et acteurs du secteur maritime autour d’une réflexion sur l’avenir des Aires Marines Protégées (AMP) du Sénégal. Au-delà des discours, les participants ont plaidé pour des mesures concrètes en faveur de la préservation des ressources halieutiques et de la protection des écosystèmes marins.
À l’heure où les effets du changement climatique et la pression exercée sur les ressources halieutiques préoccupent de plus en plus les spécialistes, l’association Jappo Océan a célébré la Journée mondiale de l’Océan sous le thème : « De la politique à la pratique : Comment faire des Aires Marines Protégées sénégalaises des modèles d’excellence maritime ? ».
La rencontre, organisée à l’UCAD 2 de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar, a pris la forme d’un panel réunissant chercheurs, étudiants, professionnels du secteur et partenaires institutionnels. L’objectif affiché était de dépasser les déclarations de principe pour favoriser des solutions opérationnelles capables de répondre aux défis liés à la préservation des ressources marines et côtières du Sénégal.
Pour les organisateurs, la célébration du 8 juin constitue une opportunité de rappeler le rôle fondamental joué par les océans dans l’équilibre écologique mondial. « Cette journée est l’occasion de rappeler l’importance cruciale des océans pour la régulation climatique, la biodiversité et l’économie côtière », a souligné Aziz Diao, président de Jappo Océan.
L’association, composée de jeunes ingénieurs spécialisés en sciences halieutiques, en écologie, en transformation des produits de la pêche et en gestion des écosystèmes aquatiques, s’est donnée pour mission de promouvoir une exploitation durable des ressources marines. Elle intervient également dans la sensibilisation aux conséquences du changement climatique et à l’érosion côtière, deux phénomènes qui affectent fortement le littoral sénégalais.
Selon Aziz Diao, les activités de Jappo Océan vont bien au-delà de la réflexion académique. L’organisation mène régulièrement des opérations de nettoyage des plages, des campagnes de sensibilisation aux bonnes pratiques de pêche ainsi que des sessions d’échanges sur la gestion durable des ressources naturelles.
Cette édition 2026 a été marquée par une forte implication de la jeunesse, appelée à jouer un rôle central dans la protection des océans. Les participants ont insisté sur la nécessité de renforcer la gouvernance des Aires Marines Protégées, d’améliorer le contrôle des activités de pêche et d’encourager davantage la recherche scientifique afin de préserver durablement le patrimoine maritime sénégalais.
Correspondance particulière de
Papa S Traoré

