L’ancien ministre de la Jeunesse, Pape Malick Ndour, a été placé sous mandat de dépôt vendredi dans le cadre de l’affaire PRODAC. Une décision vivement dénoncée par l’Alliance pour la République, qui parle d’« arrestation illégale et arbitraire » et accuse le pouvoir de vouloir affaiblir l’opposition à l’approche des élections locales.
Nouvel épisode judiciaire dans le dossier du Programme des Domaines agricoles communautaires. L’ancien ministre de la Jeunesse, Pape Malick Ndour, a été arrêté vendredi à son domicile avant d’être conduit à la Division des Investigations Criminelles puis écroué à la Maison d’arrêt de Rebeuss.
Cette arrestation fait suite à une décision de la Cour suprême dans le cadre de l’enquête liée au PRODAC.
Dans un communiqué publié dans la foulée, l’Alliance pour la République a exprimé sa « profonde indignation » face à ce qu’elle considère comme une « prise d’otage judiciaire ».
Le parti de l’ancien président Macky Sall estime que les accusations reposent sur des éléments juridiquement fragiles, rappelant que le rapport de l’Inspection générale des finances évoqué daterait de 2018 alors que Pape Malick Ndour n’aurait rejoint le PRODAC qu’en 2019.
L’APR dénonce également le recours systématique à la détention dans des dossiers impliquant des responsables politiques de l’opposition. Selon le parti, cette affaire s’inscrirait dans une stratégie de « criminalisation de l’opposition » à quelques mois des élections locales.
Dans son communiqué, l’APR a réaffirmé son soutien total à l’ancien ministre et exigé sa « libération immédiate et sans condition ».
Cette nouvelle procédure judiciaire intervient dans un contexte politique marqué par de fortes tensions entre le pouvoir et l’opposition autour des dossiers de reddition des comptes.

