Dans une tribune libre publiée le 14 juin 2026, les anciens députés Cheikh Oumar Sy et Théodore Chérif Monteil dénoncent ce qu’ils considèrent comme une manœuvre politique destinée à détourner l’attention de l’opinion publique du dossier ASER-AEE Power. Ils réclament que toute la lumière soit faite sur les mouvements financiers révélés dans cette affaire.
Alors que le dossier ASER-AEE Power continue d’alimenter le débat public, deux anciens parlementaires, Cheikh Oumar Sy et Théodore Chérif Monteil, montent au créneau pour dénoncer ce qu’ils qualifient de « manipulation institutionnelle » destinée à faire écran à la recherche de la vérité financière.
Dans une tribune datée du 14 juin 2026, les deux auteurs estiment que l’introduction récente d’une proposition de loi constitutionnelle à l’Assemblée nationale intervient dans un contexte particulièrement sensible marqué par les révélations relatives à la gestion des fonds de l’Agence sénégalaise d’électrification rurale (ASER). Selon eux, cette initiative législative constituerait une tentative de détourner l’attention du public d’un dossier qu’ils considèrent comme prioritaire.
Les deux anciens députés s’appuient notamment sur les déclarations du député Thierno Alassane Sall et sur les investigations relayées par le journaliste Bachir Fofana. Ils évoquent des transferts financiers portant sur un montant global de 37 milliards de francs CFA, effectués à travers 139 opérations bancaires au profit de différentes filiales de la société AEE Power implantées dans plusieurs pays africains.
Pour les auteurs de la tribune, ces révélations soulèvent des interrogations majeures sur l’utilisation de ressources destinées à l’électrification rurale. Ils estiment que les populations sénégalaises sont en droit d’obtenir des réponses précises sur la destination finale des fonds concernés et sur l’impact réel des investissements attendus dans les zones rurales.
Cheikh Oumar Sy et Théodore Chérif Monteil appellent ainsi le Pôle judiciaire financier à poursuivre les investigations jusqu’à leur terme. Ils invitent également les organisations de la société civile, les acteurs politiques et les citoyens à rester mobilisés autour de la question de la reddition des comptes.
Pour les deux anciens parlementaires, la priorité demeure la manifestation de la vérité dans ce dossier qu’ils considèrent comme l’un des principaux enjeux de gouvernance du moment. Ils plaident pour une justice agissant « sans entrave ni diversion » afin que toutes les responsabilités puissent être établies.

