Le bras de fer entre le Syndicat autonome des médecins, pharmaciens et chirurgiens-dentistes du Sénégal (SAMES) et le ministère de la Santé et de l’Hygiène publique se durcit. Dans un communiqué publié le 7 septembre 2026, l’organisation syndicale dénonce vivement l’attitude du ministre de la Santé, à qui elle reproche d’avoir convoqué une rencontre avec le syndicat avant de ne pas y prendre part.
Pour le SAMES, cette absence constitue un signal particulièrement négatif dans le contexte actuel marqué par la persistance de revendications professionnelles. Le syndicat estime que le comportement du ministre traduit « un manque de respect manifeste » à l’égard de son organisation, mais également de l’ensemble des médecins, pharmaciens et chirurgiens-dentistes du Sénégal.
Une rencontre jugée incompatible avec un véritable dialogue social
Dans son communiqué, le SAMES fait savoir qu’il refuse de prendre part à ce qu’il considère comme un « simulacre de dialogue social ». Le syndicat considère que les revendications portées par ses membres sont légitimes et doivent faire l’objet d’une prise en charge sérieuse de la part des autorités compétentes.
Au-delà de la question strictement syndicale, l’organisation estime que l’attitude dénoncée concerne également la population sénégalaise, dans la mesure où les conditions de travail des professionnels de santé ont nécessairement des répercussions sur la qualité et la continuité des soins.
« Le SAMES refuse d’être associé à un simulacre de dialogue social », affirme ainsi le syndicat, qui entend maintenir la pression jusqu’à l’obtention de réponses jugées satisfaisantes à sa plateforme revendicative.
Une grève de 48 heures maintenue
Face à cette situation, le Bureau exécutif national du SAMES appelle ses différentes structures à respecter strictement le mot d’ordre de grève annoncé pour les mardi 8 et mercredi 9 septembre 2026.
L’appel concerne l’ensemble des bases, zones, sections et membres du syndicat. L’organisation entend ainsi démontrer sa détermination à obtenir satisfaction sur ses revendications et à faire entendre ses préoccupations auprès des autorités sanitaires.
Le SAMES se veut donc ferme dans son approche et exclut tout recul face à ce qu’il qualifie de mépris. « Aucun recul face au mépris », martèle le syndicat, qui affiche son unité et sa détermination dans ce nouveau bras de fer avec le département ministériel chargé de la Santé.
Cette nouvelle séquence intervient alors que le dialogue entre les organisations de professionnels de santé et les autorités reste déterminant pour éviter une perturbation durable du fonctionnement des services sanitaires. Le SAMES, pour sa part, semble avoir choisi l’épreuve de force, en maintenant son mouvement de grève de 48 heures et en appelant ses adhérents à observer strictement le mot d’ordre

