Le Front syndical pour la défense du travail (FSDT) a dressé, samedi 24 octobre 2026, au CNTS Keur Madia, le bilan de la grève générale organisée les 21, 22 et 23 octobre. L’organisation syndicale revendique un taux de participation de 91 % sur les trois journées de mobilisation et réaffirme ses exigences portant notamment sur le pouvoir d’achat, la réintégration des travailleurs licenciés et le respect des accords sociaux.
Au lendemain de trois journées de grève générale, le Front syndical pour la défense du travail (FSDT) affiche sa satisfaction. Réuni avec la presse, samedi 24 octobre au CNTS Keur Madia, le front syndical a salué la mobilisation des travailleurs ayant répondu à son mot d’ordre des 21, 22 et 23 octobre 2026.
Selon le bilan présenté par l’organisation, le mouvement a enregistré un taux de participation estimé à 91 % sur l’ensemble des 72 heures. Le FSDT évoque également des résultats qu’il estime à 95 %, mettant en avant l’implication de nombreux secteurs d’activité dans cette mobilisation nationale.
Parmi les secteurs cités figurent les collectivités territoriales, les transports publics, notamment Dakar Dem Dikk, l’énergie avec la Senelec, la santé, l’éducation, la formation professionnelle et l’enseignement supérieur. Les travailleurs des secteurs de la justice, des hydrocarbures, des industries alimentaires et chimiques, des mines, de l’assainissement, du nettoiement, des transports aérien, maritime et ferroviaire ont également été mentionnés dans le bilan syndical.
La mobilisation aurait aussi concerné les postes et télécommunications, l’administration générale, les établissements parapublics, l’IPRES, la Caisse de sécurité sociale, le commerce, l’artisanat, l’hôtellerie, la restauration, le secteur informel et les industries culturelles.
Pour le FSDT, cette participation traduit une volonté des travailleurs de faire entendre leurs préoccupations et de renforcer l’unité syndicale autour de la défense des droits sociaux.
Le pouvoir d’achat et les accords sociaux au cœur des revendications
Au-delà du bilan de la grève, le front syndical a remis en avant ses principales revendications. Sur une liste de huit exigences, quatre priorités ont été particulièrement soulignées.
La première concerne la réduction des prix des denrées de première nécessité et des services de consommation courante, dans un contexte où les dépenses des ménages constituent une préoccupation majeure. Le FSDT demande également la réintégration des travailleurs licenciés.
L’organisation réclame, par ailleurs, le respect des accords conclus avec les syndicats sectoriels dans le cadre du Pacte national de stabilité sociale. Elle insiste sur la nécessité d’assortir ces engagements d’un échéancier précis afin de permettre leur mise en œuvre effective.
La quatrième revendication majeure porte sur l’extension de l’indemnité de logement à certaines catégories d’agents contractuels. Sont notamment concernés les travailleurs de la santé, des établissements publics de santé (EPS), les personnels administratifs, techniques et de service (PATS) des universités ainsi que ceux des établissements parapublics, notamment Dakar Dem Dikk.
À travers cette mobilisation, le FSDT entend maintenir la pression pour obtenir des réponses à ses revendications. L’organisation appelle également à consolider la dynamique intersyndicale afin de poursuivre la défense des travailleurs et la protection sociale.
Reste désormais à savoir quelles suites seront données à ces exigences par les autorités et les employeurs concernés, alors que les syndicats mettent en avant l’ampleur de la mobilisation pour réclamer des avancées concrètes.
Correspondance particulière de
Papa Traoré

