Succession à la tête de l’ONU : Macky Sall face à un deuxième vote indicatif du Conseil de sécurité

Le Conseil de sécurité des Nations unies se réunit ce vendredi pour un deuxième « vote indicatif » destiné à départager les candidats à la succession d’António Guterres au poste de secrétaire général de l’Organisation. Parmi les huit prétendants figure l’ancien président sénégalais Macky Sall, âgé de 64 ans.

Selon iGFM, les quinze membres du Conseil de sécurité se réuniront à huis clos à New York et devront attribuer anonymement à chacun des candidats l’une des trois mentions prévues : « encourage », « décourage » ou « sans opinion ». Cette procédure doit permettre de dégager progressivement un favori et d’inciter les candidats bénéficiant du moins de soutien à se retirer.

Lors du premier scrutin, organisé le 30 juillet dernier, Rebeca Grynspan, ancienne vice-présidente du Costa Rica et actuelle directrice générale de la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (Cnuced), était arrivée en tête.

Macky Sall est présenté comme le seul candidat ouest-africain, aux côtés de l’Ougandais Olara Otunnu. Il doit toutefois faire face à une concurrence importante, notamment sud-américaine. Cette région revendique le poste au nom du principe, non écrit, d’alternance géographique. Par ailleurs, plusieurs États membres souhaitent voir une femme accéder pour la première fois à la direction de l’Organisation des Nations unies.

Outre Macky Sall et Rebeca Grynspan, la liste des candidats comprend notamment Carolyn Rodrigues-Birkett, ancienne ministre des Affaires étrangères du Guyana, Rafael Grossi, directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique, ainsi que les anciennes présidentes chilienne Michelle Bachelet et équatorienne María Fernanda Espinosa. Ivonne A-Baki, également équatorienne, figure elle aussi parmi les prétendants.

Pour être retenu, le candidat devra obtenir au moins neuf voix favorables au Conseil de sécurité sans faire l’objet d’un veto de l’un des cinq membres permanents : les États-Unis, la Russie, la Chine, la France et le Royaume-Uni.

iGFM précise que les préférences des grandes puissances demeurent encore incertaines. Le représentant de la Russie auprès des Nations unies a, de son côté, laissé entendre que de nouvelles candidatures pourraient émerger si le processus venait à connaître un blocage prolongé.

Le nom du candidat finalement retenu par le Conseil de sécurité devra ensuite être soumis à l’Assemblée générale des Nations unies pour approbation.

Mamadou Nancy Fall
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