Le bras de fer se durcit entre l’État et les anciens travailleurs de la SOTRAC, de la SIAS et d’AMA Sénégal. Réunis au sein d’un cadre unitaire, les ex-travailleurs ont entamé une grève de la faim pour réclamer le règlement d’un passif social qu’ils évaluent à 11,4 milliards de francs CFA.
Selon les informations rapportées par Tribune, une délégation de la CNTS-FC, conduite par son secrétaire général Cheikh Diop, s’est rendue auprès des grévistes afin de leur apporter son soutien. La visite a été suivie d’un point de presse au cours duquel les responsables syndicaux ont interpellé le président de la République et le ministre des Finances sur le respect des engagements pris par l’État.
Cheikh Diop s’est dit particulièrement préoccupé par la situation des grévistes, dont plusieurs sont âgés. Il a estimé que l’État devait respecter les engagements consignés dans un document officiel signé, selon lui, par le Premier ministre, le gouvernement et les partenaires sociaux. Tribune rapporte que le secrétaire général de la CNTS-FC a promis de poursuivre le combat syndical jusqu’au règlement complet du passif social.
De son côté, Ousseynou Diop, coordonnateur des travailleurs des ex-AMA et ex-SIAS, a appelé les autorités à agir rapidement. Il a rappelé que les sommes réclamées concernent l’ensemble des trois sociétés et a demandé au chef de l’État ainsi qu’au ministre des Finances de respecter les engagements déjà actés.
D’après Tribune, environ 30 personnes participaient alors à la grève de la faim, avec la perspective de voir d’autres anciens travailleurs, notamment venus des régions, rejoindre le mouvement. Les grévistes entendent ainsi accentuer la pression sur les autorités pour obtenir le règlement définitif de leur dossier.

