Un collectif regroupant d’anciens responsables et conseillers de la Société nationale des Habitations à loyer modéré (SN.HLM) a exprimé, dans un communiqué publié jeudi 23 juillet 2026, sa vive inquiétude après le licenciement de plusieurs agents qu’il juge entouré de nombreuses zones d’ombre.
Selon le document signé par Awa Mbow, conseillère en communication du Directeur général de la SN.HLM et représentante du collectif des licenciés, ces départs auraient été justifiés par des difficultés financières de l’entreprise. Une explication que les signataires estiment difficilement conciliable avec certaines décisions de gestion prises parallèlement.
Le collectif souligne que les personnes concernées disposent d’une solide expérience et ont occupé des fonctions stratégiques ayant contribué au développement technique, administratif, commercial et juridique de la société.
Les auteurs du communiqué s’interrogent également sur la régularité de la procédure engagée. Ils estiment que si les licenciements ont été prononcés sans le respect des dispositions prévues par le Code du travail, ils pourraient soulever des questions relatives à la protection des droits des travailleurs et à la gouvernance de l’entreprise.
Par ailleurs, ils évoquent des recrutements récents de nouveaux directeurs et d’assistantes qui, selon eux, paraissent contradictoires avec l’argument d’un manque de ressources financières.
Le collectif fait aussi référence à plusieurs déplacements officiels effectués ces derniers mois en Belgique, à Dubaï et aux États-Unis, ainsi qu’à la tenue de deux conseils d’administration dans un hôtel à Saly Portudal. Il mentionne également le coût présumé de la colonie de vacances prévue à partir du 24 juillet, estimé à plusieurs dizaines de millions de francs CFA, autant d’éléments qui, selon les signataires, mériteraient des clarifications.
Estimant qu’une restructuration ne saurait se limiter à des licenciements, les auteurs du communiqué plaident pour une démarche concertée reposant sur le dialogue social, le respect des procédures légales et l’examen d’éventuelles mesures de reclassement.
Ils appellent enfin le président du Conseil d’administration, le ministère de tutelle ainsi que l’Inspection du travail à examiner la situation afin de vérifier la conformité des décisions prises avec la législation en vigueur et de garantir le respect des droits des travailleurs.

