— À la veille du mouvement de grève de 72 heures annoncé pour les 21, 22 et 23 octobre 2026, la Direction générale de Senelec affirme n’avoir reçu aucun préavis formel du Syndicat unique des travailleurs de l’électricité (SUTELEC). Elle rappelle les dispositions du Code du travail et invite le personnel à poursuivre normalement ses activités, tout en se disant ouverte à la poursuite des discussions sur certaines revendications.
La tension monte au sein de la Société nationale d’électricité. Dans une note d’information au personnel datée du 19 octobre 2026, la Direction générale de Senelec réagit aux informations faisant état d’un mouvement de grève de trois jours que le SUTELEC envisagerait d’observer autour de plusieurs revendications syndicales.
Selon le document, les préoccupations portent principalement sur le paiement de la Prime sur le résultat annuel bénéficiaire de 2025 (PRAB 2025), le contrat AKILEE et le processus de filialisation. La Direction générale précise toutefois n’avoir reçu, à la date de sa communication, aucune notification formelle de préavis de grève émanant du syndicat.
Elle invoque à cet égard l’article 436 du Code du travail, qui prévoit, selon sa lecture, un préavis de 30 jours avant tout mouvement de grève en l’absence de conciliation.
Concernant la prime sur le résultat annuel bénéficiaire de 2025, la Direction générale indique qu’un différend a effectivement été porté devant la Direction générale du Travail et de la Sécurité sociale. À ce titre, Senelec et la CSTS ont été entendues le 1er septembre 2026. À l’issue de cette rencontre, un procès-verbal de conciliation a été signé par les parties, conformément aux dispositions légales en vigueur, précise-t-elle.
Pour les deux autres points, à savoir le contrat AKILEE et la filialisation, la direction se dit disposée à poursuivre les discussions. Elle affirme suivre attentivement l’évolution de la situation et réitère son attachement à un dialogue social responsable et constructif.
Dans le même temps, elle rappelle les dispositions de l’article 438 du Code du travail relatives aux sanctions disciplinaires en cas de violation des règles applicables. Elle invite enfin les travailleurs à garder leur calme, à privilégier les canaux officiels d’information de l’entreprise et à poursuivre normalement leurs activités, dans l’intérêt du service public de l’électricité et des clients.
Cette mise au point intervient alors que le mouvement annoncé fait l’objet d’une contestation sur sa régularité, le SUTELEC défendant de son côté son droit à participer au mot d’ordre national du Front syndical pour la défense du travail (FSDT).

