Une opération conjointe de la Gendarmerie nationale et de la Marine nationale a permis de secourir puis d’interpeller 126 candidats à la migration irrégulière après l’échouement de leur embarcation à hauteur d’Hydrobase, dans la commune de Gandon. Deux présumés organisateurs du voyage ont été placés en garde à vue.
Les forces de défense et de sécurité ont déjoué une nouvelle tentative de migration irrégulière au large des côtes sénégalaises. Le lundi 1er juin 2026, la Brigade territoriale de Saint-Louis a été alertée de l’échouement d’une pirogue transportant des candidats à l’émigration clandestine à hauteur d’Hydrobase, dans la commune de Gandon.
Une opération de secours et d’interpellation a immédiatement été déclenchée avec l’appui de l’Escadron de Surveillance et d’Intervention (ESI) de Saint-Louis 1 ainsi que d’une patrouille de la Base navale Nord de la Marine nationale.
L’intervention a permis la prise en charge de 126 personnes, composées de 87 Sénégalais, 28 Maliens, six Gambiens et cinq ressortissants guinéens. Parmi ces derniers figurent une femme accompagnée de son enfant âgé de quatre ans.
Les enquêteurs ont également procédé à la saisie de plusieurs équipements utilisés pour la traversée, notamment un moteur Yamaha de 60 chevaux, treize bidons de carburant, une moto-pompe et la pirogue ayant servi au voyage, retrouvée dans un état de détérioration avancé.
Selon les premiers éléments de l’enquête, les migrants avaient quitté l’île de Djiffer, dans la région de Fatick, dans la nuit du 24 mai 2026. Après huit jours de navigation particulièrement éprouvants, leur embarcation se serait retrouvée dans les eaux mauritaniennes sans pouvoir poursuivre sa route en raison de conditions météorologiques défavorables.
Les candidats au départ auraient déboursé des sommes comprises entre 200 000 et 600 000 francs CFA pour financer leur traversée.
La gendarmerie indique que le capitaine de la pirogue ainsi que son second ont été identifiés puis placés en garde à vue pour trafic de migrants. Les investigations se poursuivent afin d’identifier les éventuels membres du réseau impliqué dans l’organisation de cette traversée clandestine.
Cette nouvelle opération illustre l’ampleur persistante du phénomène de la migration irrégulière malgré les nombreux risques encourus par les candidats au départ, notamment les naufrages, les dérives en haute mer et les pertes en vies humaines.

