La colère monte dans plusieurs quartiers de Saly et de Malicounda. Les populations de Keur Samba, Malicounda S, Saly Aérodrome et Saly Médine se mobilisent pour réclamer le bitumage d’un tronçon routier qu’elles décrivent comme particulièrement difficile à pratiquer, surtout en période d’hivernage.
Dans un reportage de dakaractu.com, à Mbour, le porte-parole des populations, Mamadou Niang, dénonce un véritable calvaire pour les usagers. L’état de la route provoquerait des pannes répétées chez les automobilistes et compliquerait fortement les déplacements.
Selon lui, certains usagers seraient même contraints de payer jusqu’à trois fois plus cher leurs déplacements en raison des difficultés rencontrées sur cet axe. Pour les populations, le problème dépasse toutefois la seule question de la circulation : il s’agit d’un véritable enjeu de désenclavement.
Les femmes de la zone dénoncent également un manque d’infrastructures de base. Ndeye Coura Ndiaye déplore notamment l’absence de marché, de bureau de vote et de structure sanitaire dans les quartiers concernés.
Elle estime que les difficultés d’accès aggravent les problèmes rencontrés par les populations, notamment lors des urgences médicales et de la prise en charge des femmes enceintes. Ses déclarations sur les conséquences sanitaires de cet enclavement traduisent, selon les habitantes, l’urgence d’améliorer l’accès aux soins.
D’après nos confrères de dakaractu.com , pour les populations, le bitumage du tronçon pourrait également favoriser le développement économique local. Une route praticable faciliterait l’installation de commerces et de services de proximité et contribuerait à améliorer le cadre de vie.
Les habitants affirment avoir déjà entrepris plusieurs démarches auprès des autorités. Le collectif de Saly Aérodrome aurait notamment adressé un mémorandum au maire. Selon Mamadou Niang, il leur aurait été indiqué que le bitumage de la route ne relevait pas directement de la compétence municipale.
Face à l’absence de solution concrète, les populations ont décidé de renforcer leur mobilisation. Le collectif annonce d’ores et déjà un plan d’action qui pourrait déboucher sur d’autres initiatives si aucune réponse n’est apportée.
Les habitants interpellent directement les autorités locales ainsi que le ministre chargé des Infrastructures, le gouvernement et le président de la République Bassirou Diomaye Faye.
Leur revendication est claire : obtenir la prise en charge du tronçon afin de mettre fin à l’enclavement des différents quartiers concernés.
« Trop, c’est trop ! », martèlent les populations, qui disent avoir suffisamment patienté et réclament désormais des actes concrets. Témoignages recueillis par dakaractu auprès des populations de Saly et Malicounda.

