L’adoption de la loi modifiant le Code électoral continue de susciter des réactions au sein de la classe politique. Des députés de l’opposition appellent à une dissolution de l’Assemblée nationale, évoquant un risque de crise institutionnelle.
La loi portant modification des articles L.29 et L.30 du Code électoral, adoptée avec 128 voix pour, 11 contre et 2 abstentions, continue de provoquer des remous à l’Assemblée nationale. Selon Vox Populi, plusieurs députés de l’opposition ont exprimé de fortes réserves lors des débats en plénière.
Vice-président du groupe parlementaire Takku Wallu Sénégal, Djimo Souaré a notamment interpellé le ministre de l’Intérieur sur la position du président Bassirou Diomaye Faye, qu’il considère comme la “clé de voûte des institutions”. Toujours selon Vox Populi, il a demandé plus de clarté sur la teneur d’une lettre attribuée au chef de l’État, estimant que les Sénégalais ont le droit d’être informés.
D’après Vox Populi, le député a laissé entendre qu’un désaccord entre l’Exécutif et la majorité parlementaire pourrait traduire une crise institutionnelle. Une situation que le Sénégal, selon lui, ne peut se permettre. Il a ainsi appelé le président à “prendre ses responsabilités” en envisageant la dissolution de l’Assemblée nationale dès le mois de décembre.
Djimo Souaré estime que cette démarche permettrait de redonner la parole au peuple, dans un contexte qu’il juge marqué par une rupture entre les engagements de 2024 et la réalité actuelle. Il évoque également une précocité du débat électoral, estimant que le pays serait déjà tourné vers l’échéance présidentielle de 2029.
Dans le même sillage, la députée Anta Babacar Ngom a appuyé cet appel. Elle a souligné la nécessité d’une Assemblée nationale capable de répondre efficacement aux attentes des citoyens et aux défis du pays. Elle a indiqué que le moment venu, elle inviterait le chef de l’État à assumer ses responsabilités dans ce contexte politique tendu, rapporte également Vox Populi.

