Dans son adresse à la Nation du 31 décembre 2025, le président Bassirou Diomaye Diakhar Faye a dressé le bilan d’une première année de gouvernance marquée par la rigueur, la transparence et des avancées concrètes dans les secteurs sociaux, productifs et institutionnels. Un discours de vérité, mais aussi de projection, qui met en lumière les fondations d’un Sénégal en transformation.
Au terme d’une année qu’il qualifie lui-même « d’exigeante », le chef de l’État a tenu à inscrire son message dans un registre à la fois lucide et porteur d’espoir. Fidèle à son serment constitutionnel et à la philosophie du Jub, Jubal, Jubanti, Bassirou Diomaye Faye a rappelé que l’action gouvernementale demeure guidée par la justice, la souveraineté, l’équité et la dignité humaine.
Stabilité de l’État et allègement du coût de la vie
Parmi les acquis majeurs de 2025 figure la continuité de l’État, assurée dans un contexte hérité de déséquilibres structurels. Les services publics ont été renforcés et les couches les plus vulnérables accompagnées, notamment à travers une politique volontariste de réduction des prix des produits essentiels.
Selon le chef de l’État, ces mesures ont permis aux ménages sénégalais de réaliser plus de 342 milliards de FCFA d’économies, un effort appelé à se poursuivre en 2026.
Crédibilité économique et relance de l’investissement
Sur le plan économique, le régime Diomaye Faye revendique une amélioration progressive de l’environnement des affaires, soutenue par une diplomatie économique active et la tenue du Forum Invest in Sénégal. Ces actions ont contribué à renforcer l’attractivité du pays et à restaurer la confiance des investisseurs.
L’accompagnement de plus de 8 000 PME, ayant permis de consolider ou de créer près de 130 000 emplois, illustre cette dynamique, tandis que la relance de la SONACOS, après deux années d’arrêt, marque un tournant industriel fort, avec plus de 2 300 emplois directs recréés.
Action sociale renforcée et équité territoriale
La décision d’élargir le Registre national unique à un million de ménages constitue un jalon important dans la rationalisation de l’action sociale. Elle a permis un ciblage plus juste des aides publiques.
Dans le même esprit, l’émergence de 1 060 coopératives productives solidaires traduit l’ambition du régime d’ancrer l’autonomisation économique des femmes et des jeunes dans des mécanismes durables.
Santé, éducation et agriculture : des avancées mesurables
Dans le secteur de la santé, 2025 aura été marquée par l’ouverture de 34 postes de santé, le déploiement de 76 ambulances médicalisées et le renforcement des plateaux techniques, avec une extension prévue en 2026.
L’éducation n’est pas en reste : 2 401 salles de classe livrées, 2 000 enseignants recrutés, 8 nouveaux ISEP annoncés, sans oublier l’intégration progressive des daara dans le système éducatif national et la réorientation vers les sciences, le numérique et la formation professionnelle.
Dans le monde rural, les résultats agricoles traduisent une reprise significative, avec une production céréalière dépassant 2,5 millions de tonnes et une filière arachidière en regain de dynamisme.
Gouvernance, transparence et État de droit
L’année 2025 aura aussi été celle de la sobriété de l’État. La réduction du train de vie public, la renégociation de contrats et la rationalisation des niches ont permis de dégager des ressources nouvelles, intégralement orientées vers les investissements structurants de 2026.
Sur le plan institutionnel, l’installation de l’Office national de lutte contre la corruption à l’issue d’un appel à candidatures transparent, ainsi que l’achèvement des travaux issus des Assises de la Justice et du Système politique, posent les bases d’une refondation durable de l’État de droit.
Perspectives 2026 : emploi, infrastructures et souveraineté
En décrétant 2026 “année de l’Emploi et de l’Économie sociale et solidaire”, le président Faye place la jeunesse au cœur du projet national. Les investissements annoncés dans l’eau, l’énergie, les routes, le logement, l’agriculture et le numérique traduisent une vision structurée du développement, avec des projets emblématiques comme le Grand Transfert d’Eau, l’extension de l’électrification rurale et l’accès gratuit à l’internet pour près d’un million de citoyens.
À l’international, la désignation du Sénégal à la présidence de la Commission de la CEDEAO consacre le retour d’une diplomatie active et respectée.
Entre rigueur et espérance
Sans occulter les défis, le message présidentiel trace une ligne claire : celle d’un État en redressement, d’institutions en consolidation et d’une Nation résolument tournée vers la transformation. Entre rigueur budgétaire, justice sociale et investissements structurants, les jalons posés en 2025 esquissent les contours d’un Sénégal qui entend bâtir son avenir sur ses propres forces.

