Le Sénégal a enregistré 3 990 personnes exposées au risque rabique durant le premier semestre 2026. Neuf cas de rage humaine ont également été recensés entre janvier 2025 et juin 2026. Face à cette situation, les autorités veulent renforcer la prévention et la prise en charge afin d’atteindre l’objectif de zéro décès humain lié à la rage à l’horizon 2030.
La rage demeure un problème de santé publique au Sénégal. Les données communiquées à l’occasion de la Journée mondiale de lutte contre la rage montrent l’ampleur du risque. Selon quotidien EnQuête, 3 990 personnes ont été exposées au risque rabique au cours du premier semestre 2026, contre 7 037 pour l’ensemble de l’année 2025.
Entre janvier et juillet 2026, 36 cas de rage animale ont également été enregistrés chez plusieurs espèces. Par ailleurs, neuf cas de rage humaine ont été recensés entre janvier 2025 et juin 2026.
La Journée mondiale de lutte contre la rage 2026 devait être célébrée à Dagana, dans la région de Saint-Louis, sous le thème « Plus forts ensemble ». Le choix de ce département s’explique notamment par le nombre élevé de cas de rage animale et d’expositions humaines qui y sont enregistrés.
La prévention repose notamment sur la vaccination des chiens, la prévention des morsures et la prise en charge rapide des personnes exposées. La lutte implique une coordination entre la santé humaine et la santé animale, conformément à l’approche « Une seule santé ».
Après une morsure, une griffure ou un léchage sur une peau lésée par un animal suspect, les recommandations sont de laver abondamment la plaie à l’eau et au savon pendant au moins quinze minutes, d’appliquer si possible un antiseptique et de se rendre immédiatement dans une structure sanitaire.
Le protocole de prophylaxie post-exposition doit ensuite être suivi intégralement. Les autorités mettent également en garde contre le recours aux traitements traditionnels qui pourrait retarder la prise en charge médicale.
Les propriétaires d’animaux sont, de leur côté, appelés à faire vacciner régulièrement leurs chiens, à éviter leur divagation et à signaler aux services vétérinaires tout comportement inhabituel ou signe suspect.
quotidien EnQuête rapporte par ailleurs que l’État entend agir sur l’accessibilité des soins, notamment à travers la subvention des vaccins et des immunoglobulines antirabiques, leur intégration dans les mécanismes de la Couverture sanitaire universelle et la mise en place d’un financement national durable.
L’objectif affiché est de réduire les expositions et les décès évitables afin de parvenir, d’ici 2030, à un Sénégal sans décès humain dû à la rage transmise par les chiens.

