Guy Marius Sagna multiplie les questions écrites au gouvernement : conditions des étudiants, précarité des soignants, camionneurs bloqués et sûreté aéroportuaire au cœur de ses préoccupations
Le député Guy Marius Sagna poursuit son offensive parlementaire en saisissant le gouvernement sur plusieurs questions qu’il juge prioritaires pour les populations. À travers une série de six questions écrites adressées à différents ministres, l’élu entend obtenir des réponses sur des dossiers touchant aussi bien les conditions de vie des étudiants que la précarité des agents de santé, les difficultés des transporteurs sénégalais, la sécurité des infrastructures ou encore la gestion de la sûreté aéroportuaire.
Le parlementaire attire d’abord l’attention des autorités sur les conditions de restauration et de vie des étudiants de l’Institut supérieur de formation agricole et rurale (ISFAR), ex-ENCR de Bambey. Relayant les doléances des étudiants, il dénonce des repas de mauvaise qualité, évoquant notamment la présence de poulets et de poissons périmés, d’aliments insuffisamment cuits, de cheveux dans les plats, de riz contenant de nombreux cailloux, ainsi qu’un accès limité à l’eau potable avec une seule fontaine pour près de 400 étudiants. Il demande au gouvernement de prendre des mesures urgentes pour améliorer les conditions sociales dans cet établissement.
Le député interpelle également le ministère de la Santé sur la situation de nombreux infirmiers, sages-femmes et assistants infirmiers employés sous contrats à durée déterminée renouvelés chaque année depuis parfois dix à quinze ans. Il s’inquiète de cette précarité persistante qui pourrait conduire certains agents à faire toute leur carrière sans être titularisés. Guy Marius Sagna souhaite connaître les mesures déjà engagées par le gouvernement ainsi que les solutions envisagées pour mettre fin à cette contractualisation de longue durée.
Autre sujet de préoccupation : les camionneurs sénégalais immobilisés depuis près de deux mois à la frontière malienne. Selon le député, ces transporteurs subissent les conséquences du blocus imposé dans cette zone par des groupes armés, avec des camions immobilisés, des échéances bancaires qui continuent de courir et des charges financières importantes sans aucune rentrée de revenus. Il demande au gouvernement de préciser le nombre de véhicules concernés, la durée de leur immobilisation et les dispositifs d’assistance prévus en leur faveur.
Le retard dans le paiement des bourses des étudiants de l’École nationale des travailleurs sociaux spécialisés (ENTSS) figure également parmi les préoccupations soulevées. Après plus de vingt jours de grève observés par les étudiants, le député souhaite connaître les causes de ces retards ainsi que les mesures qui seront prises pour régulariser rapidement la situation.
Guy Marius Sagna interpelle par ailleurs le gouvernement sur la protection des populations contre la foudre. À la suite du décès d’un jeune homme frappé par la foudre à Sountoucoly, dans le département de Saraya, il demande un état des lieux des équipements en paratonnerres au Sénégal, notamment dans la région de Kédougou, régulièrement touchée par ce type de drame. Il souhaite connaître le nombre de dispositifs existants, les besoins réels du pays et les actions envisagées pour renforcer la prévention.
Enfin, le député revient sur le dossier de la sûreté aéroportuaire. Il interroge le gouvernement sur l’état d’avancement du marché relatif à cette activité stratégique, les perspectives d’attribution à Teranga Sûreté Aéroportuaire (TSA) ou à Air Sénégal SA, ainsi que sur le processus d’harmonisation annoncé. Plus largement, il pose la question de l’opportunité pour l’État de reprendre directement la gestion de la sûreté aéroportuaire plutôt que de la confier à un opérateur externe.
À travers ces différentes interpellations, Guy Marius Sagna affirme vouloir utiliser pleinement les mécanismes de contrôle parlementaire afin d’obtenir des réponses sur des préoccupations touchant directement les citoyens. Le député invite par ailleurs les Sénégalais à lui transmettre leurs critiques, observations et propositions afin d’alimenter son travail législatif et de contrôle de l’action gouvernementale

