Prix du pain, farine et fiscalité : les boulangers donnent un ultimatum au gouvernement et menacent d’arrêter la production en novembre

Face à la hausse des charges et aux difficultés financières du secteur, l’intersyndicale de la boulangerie menace de suspendre la production de pain sur l’ensemble du territoire national durant la première semaine de novembre. Elle réclame des mesures urgentes du gouvernement, notamment sur le prix du pain, le coût de la farine et la fiscalité.

Le ton monte dans le secteur de la boulangerie. Les quatre syndicats réunis au sein de l’intersyndicale alertent sur une situation économique qu’ils jugent devenue intenable pour les entreprises. Selon le Quotidien Libération, ils estiment que la flambée des charges compromet la viabilité de nombreuses boulangeries, contraintes, selon eux, de travailler à perte.

Pour sortir de cette impasse, les organisations syndicales indiquent avoir déposé un mémorandum détaillé auprès du Premier ministre et du ministre du Commerce. Elles demandent la tenue immédiate d’un Conseil interministériel afin de faire adopter des mesures destinées à préserver la filière.

Parmi leurs principales revendications figure l’instauration d’un prix unique du pain à 200 FCFA sur toute l’étendue du territoire national, avec une réduction proportionnelle du poids dans les autres régions. Si les autorités souhaitent maintenir le statu quo, l’intersyndicale réclame une baisse minimale de 3 000 FCFA sur le sac de farine.

Les syndicats demandent également une révision de la fiscalité, à travers des allègements adaptés aux difficultés actuelles, ainsi qu’un assainissement du secteur. Ils insistent notamment sur l’application stricte du décret 2277, en particulier des dispositions encadrant la distribution et la vente du pain.

Dans cette perspective, une tournée nationale a été engagée afin de mobiliser les acteurs de la filière et de préparer une éventuelle grève. Les organisations préviennent que, faute de mesures gouvernementales concrètes, un arrêt total de la production sera observé durant la première semaine de novembre.

Pour l’intersyndicale, cette interruption ne constituerait plus simplement un moyen de pression syndical, mais la conséquence des difficultés économiques auxquelles les boulangeries affirment être confrontées. Le gouvernement est ainsi appelé à agir rapidement pour éviter une perturbation de l’approvisionnement en pain

Oumou Khaïry NDIAYE
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