L’effondrement d’un immeuble en construction, survenu le 27 octobre 2026 à proximité de la Brioche Dorée, à Thiès, a fait un mort et deux blessés. Selon le ministère chargé de l’Urbanisme, le bâtiment, autorisé jusqu’au niveau R+3, avait été surélevé jusqu’au R+5, malgré un ordre d’arrêt des travaux notifié en juin dernier. Une expertise technique devra déterminer les causes du drame.
Un nouvel effondrement d’immeuble endeuille la ville de Thiès. Le 27 octobre 2026, un bâtiment en cours de construction s’est écroulé à proximité de la Brioche Dorée, ensevelissant trois personnes. Deux victimes ont été extraites vivantes avant d’être évacuées vers une structure sanitaire, tandis qu’une troisième a perdu la vie.
Dans un communiqué relayé par Infos Locales, le ministère de l’Urbanisme, des Collectivités territoriales et de l’Aménagement des territoires a présenté ses condoléances à la famille du défunt et souhaité un prompt rétablissement aux blessés.
Mais les premières vérifications administratives révèlent des irrégularités dans l’exécution du chantier. D’après le ministère, le bâtiment disposait d’une autorisation de surélévation limitée au niveau R+3. Or, lors d’un contrôle effectué le 9 juin 2026, la Division régionale de l’Urbanisme avait constaté que les travaux avaient atteint le niveau R+5, soit deux étages supplémentaires réalisés sans autorisation.
Un ordre d’arrêt des travaux avait alors été matérialisé sur le bâtiment. Les circonstances dans lesquelles le chantier a poursuivi son évolution, le cas échéant, restent à éclaircir.
Une expertise pour déterminer les causes
Le ministère précise que les causes de l’effondrement ne sont pas encore établies. Une expertise technique devra notamment examiner la structure de l’ouvrage, la capacité portante des fondations et des éléments porteurs au regard des niveaux ajoutés, la qualité des matériaux ainsi que les conditions d’exécution des travaux.
En coordination avec les autorités administratives, la collectivité territoriale concernée et les services techniques compétents, les services de l’État entendent sécuriser le site, effectuer les vérifications nécessaires et permettre l’établissement des responsabilités par les instances habilitées.
Le drame remet en lumière les enjeux du respect des normes de construction et du contrôle des chantiers. Le ministère annonce un renforcement des inspections sur les ouvrages en cours de réalisation ainsi que sur les bâtiments présentant des signes de dégradation ou d’instabilité.
Il rappelle que toute construction doit respecter l’autorisation délivrée, les plans approuvés et les normes techniques applicables. Toute surélévation doit faire l’objet d’une autorisation préalable, après vérification de la capacité du bâtiment existant à supporter les charges supplémentaires.
Les maîtres d’ouvrage, promoteurs, architectes, bureaux d’études et entreprises sont ainsi appelés à respecter strictement leurs obligations, sous peine des sanctions prévues par la réglementation.
Le ministère invite enfin les populations à signaler aux services de l’Urbanisme ou aux autorités administratives locales tout chantier ou bâtiment susceptible de menacer la sécurité des personnes et des biens.
Au-delà du bilan humain, l’effondrement de Thiès pose la question du suivi effectif des décisions d’arrêt de chantier et de la responsabilité des différents intervenants dans la chaîne de construction. Les conclusions de l’expertise seront déterminantes pour établir les causes du drame et situer les responsabilités

