L’Organisation régionale africaine de la Confédération syndicale internationale (CSI-Afrique) apporte son soutien aux travailleurs sénégalais et aux douze organisations syndicales regroupées au sein du Front syndical pour la défense des droits des travailleurs. Dans un communiqué publié le 21 octobre 2026 à Lomé, elle appelle le gouvernement à respecter les accords conclus et à engager des négociations sérieuses pour apaiser les tensions sociales.
La mobilisation syndicale au Sénégal suscite également des réactions au niveau continental. La CSI-Afrique a exprimé sa solidarité avec les travailleurs sénégalais, en mettant particulièrement l’accent sur les revendications portées par les douze organisations réunies au sein du Front syndical pour la défense des droits des travailleurs, qui ont déposé un préavis de grève le 11 mars 2026.
Les 28 revendications formulées par ces organisations portent notamment sur le non-respect des engagements pris dans le cadre du Pacte national de stabilité sociale, les retards dans l’application des accords sectoriels, les licenciements jugés abusifs de travailleurs et de responsables syndicaux, ainsi que les disparités relatives aux indemnités de logement. Les syndicats réclament également la régularisation de droits et prestations liés à l’emploi, ainsi que des réponses aux questions de salaires, de pensions et de protection sociale.
Dans son communiqué, la CSI-Afrique fait part de ses préoccupations concernant les informations relatives à d’éventuelles atteintes aux libertés syndicales et à des retenues sur salaire visant des travailleurs grévistes. Elle rappelle que la liberté syndicale, la négociation collective et le droit de grève constituent des droits fondamentaux qui doivent pouvoir s’exercer sans intimidation ni représailles.
L’organisation estime par ailleurs que le retour sur des engagements librement négociés fragilise la confiance entre les partenaires sociaux et compromet la crédibilité du dialogue social. Selon la CSI-Afrique, les concertations ne peuvent se limiter à une succession de réunions et de promesses sans suites concrètes.
Face à cette situation, elle demande au gouvernement sénégalais d’ouvrir sans délai des négociations sincères et constructives avec les organisations syndicales. Elle préconise également la mise en œuvre des accords en souffrance, le règlement des dossiers de licenciement et la régularisation des droits et prestations dus aux travailleurs.
La CSI-Afrique insiste aussi sur la nécessité de protéger les droits syndicaux et de convenir de mesures concrètes, assorties d’échéances précises, pour répondre aux revendications restantes.
Pour l’organisation, la stabilité sociale ne peut durablement reposer sur des promesses. Elle suppose le respect des droits des travailleurs, la justice sociale et l’application effective des engagements négociés. La CSI-Afrique réaffirme ainsi son soutien au mouvement syndical sénégalais et annonce qu’elle continuera de suivre la situation et de mobiliser la solidarité internationale jusqu’à la satisfaction des revendications.

