Si nos mémoires sont bonnes, cette majorité parlementaire de Pastef dirigée par Ousmane Sonko tient de cette posture de non-respect des institutions qui sont les fondements de la République de leur leader qui refusait, s’opposait à toutes les décisions de justice, il est même allé jusqu’à incarner la désobéissance civique face à la loi étant un simple citoyen justiciable comme les autres.
Leur président était celui qui traitait les magistrats de tous les noms, fragilisant nos institutions. C’est leur tête de file toujours qui a brigué la tête de l’Assemblée nationale avec un rapport de force jamais observé dans l’histoire du Parlement depuis Mamadou Dia à nos jours.
Juste après la décision du Conseil constitutionnel, nous sommes choqués de voir un communiqué publié par la majorité mécanique de Pastef, surprenante par son ton et sa position face à la plus haute institution juridictionnelle du pays.
Aujourd’hui, si cette majorité mécanique s’oppose contre une décision du Conseil constitutionnel avec un communiqué qui manque de respect totalement à la plus haute institution de la magistrature suprême du pays, rien n’est surprenant.
Un parti qui n’a pas d’idéologie politique ni le culte de l’État et des fondements de la République ne devrait seulement plus exister afin que cette menace de désordre civique et sociale du pays qui n’a que trop duré cesse, pour la stabilité institutionnelle et la valorisation des acquis républicains.
Aucun parti politique ne réagit « anti-républicainement » comme Pastef dans la sphère politique face à nos institutions depuis 1960 à nos jours.
Qui va enfin protéger la République contre ces dérives institutionnelles régulières avant que cela ne soit tenu comme une religion destructrice de notre très chère patrie historiquement respectée partout dans le monde entier ?
Seynabou Sankarè
Journaliste – Écrivain
Membre Fondatrice de Kiiraay, Les Patriotes Républicains

