Une enquête menée par le Commissariat d’arrondissement des Parcelles Assainies a conduit au démantèlement présumé d’un réseau de prostitution en ligne opérant à Dakar. Au terme de plusieurs jours d’investigations, neuf personnes ont été déférées devant le parquet le jeudi 16 juillet 2026. Elles sont poursuivies notamment pour association de malfaiteurs, actes contre nature, prostitution en ligne, transmission volontaire du VIH/Sida et mise en danger de la vie d’autrui, selon la Police nationale.
L’affaire trouve son origine dans la plainte déposée le 12 juillet par un citoyen affirmant avoir été sollicité à plusieurs reprises sur WhatsApp et TikTok par un individu lui proposant des relations sexuelles contre un rendez-vous fixé aux Parcelles Assainies.
Une opération de surveillance mise en place par les enquêteurs a permis l’interpellation du premier suspect. L’exploitation de son téléphone portable a conduit les policiers vers un second rendez-vous, puis vers d’autres personnes présentées comme des partenaires habituels, notamment à Keur Massar.
Les investigations se sont poursuivies avec plusieurs perquisitions ayant permis la saisie de préservatifs, de lubrifiants, de traitements antirétroviraux ainsi que de médicaments. L’analyse des téléphones des personnes interpellées a ensuite permis d’identifier d’autres suspects, portant à neuf le nombre total d’individus arrêtés entre le 12 et le 14 juillet.
Selon la Police, les mis en cause ont été soumis à des examens médicaux dans le cadre de l’enquête. Les résultats auraient révélé que sept d’entre eux sont séropositifs au VIH. Les enquêteurs leur reprochent notamment d’avoir poursuivi certaines pratiques en connaissance de leur état de santé, des faits qui devront être examinés par la justice.
Déférés devant le procureur de la République à l’issue de leur garde à vue, les neuf suspects restent présumés innocents jusqu’à une décision judiciaire définitive. La Police indique que les investigations se poursuivent afin de déterminer l’ampleur du réseau et d’éventuelles ramifications.
Les autorités invitent enfin toute personne disposant d’informations utiles à contacter gratuitement le numéro vert 800 00 17 00.

