Le Parti de l’indépendance et du travail (PIT-Sénégal) hausse le ton contre l’adoption des nouveaux Codes du Travail et de la Sécurité sociale. Dans un communiqué rendu public le 5 septembre 2026, la formation politique dénonce une profonde division autour de ces textes et accuse le régime PASTEF d’avoir privilégié le passage en force au détriment du dialogue social.
Pour le PIT, les réformes touchant au droit du travail et à la gouvernance des institutions sociales, notamment l’IPRES et la CSS, constituent des enjeux majeurs qui nécessitent des discussions franches entre travailleurs, patronat et gouvernement. Le parti rappelle que les précédentes réformes du Code du Travail avaient été précédées de négociations permettant de parvenir à des compromis.
Le PIT-Sénégal regrette donc que les codes de 2026 aient été adoptés, selon lui, dans un climat de division. Il reproche au pouvoir d’avoir modifié unilatéralement certains points qui avaient fait l’objet d’un consensus au sein du Conseil consultatif du Travail et de la Sécurité sociale.
La formation politique dénonce également la non-prise en compte des observations et propositions du Front Syndical pour la Défense du Travail (FSDT), qui avaient pourtant été présentées au ministre du Travail et au groupe parlementaire PASTEF. Elle considère que l’adoption des textes par la majorité parlementaire constitue un « passage en force ».
Le PIT va plus loin en estimant que les modifications opérées traduisent une orientation qu’il qualifie d’« autoritariste, dirigiste et réactionnaire » dans la gestion des relations de travail. Le parti s’inquiète notamment d’une possible précarisation des emplois et de la remise en cause de l’autonomie de gestion des institutions sociales au service des travailleurs et des retraités.
Dans son communiqué, le PIT-Sénégal exprime également sa préoccupation face à la situation financière du pays et au poids de l’endettement extérieur. Il redoute, dans ce contexte, une éventuelle utilisation des réserves de l’IPRES au détriment des intérêts des retraités actuels et futurs.
La formation politique apporte ainsi son « soutien total » au FSDT dans son opposition à certaines dispositions des nouveaux Codes. Elle demande au président de la République de privilégier les concertations avec les organisations syndicales plutôt que de procéder rapidement à la promulgation des textes adoptés.
Le PIT appelle par conséquent à rechercher des compromis jugés acceptables sur les principaux points de désaccord. À défaut d’un dialogue, le parti estime que le Front syndical n’aurait d’autre choix que de poursuivre la lutte jusqu’à l’obtention de résultats qu’il juge satisfaisants.
Source : communiqué du PIT-Sénégal. Le parti insiste sur la nécessité de préserver un dialogue social de qualité, qu’il considère comme une condition essentielle de la paix sociale et du progrès économique.
Le PIT conclut son communiqué par un appel à la « lucidité » du régime, estimant que la situation économique et sociale du Sénégal impose d’éviter une nouvelle confrontation avec les organisations de travailleurs.

