La commune de Fissel exprime une vive colère face à ce qu’elle considère comme une répartition inéquitable des infrastructures publiques dans l’arrondissement de Fissel. Selon le quotidien L’As, les populations reprochent aux autorités d’avoir concentré les investissements dans la commune de Ndiaganiao, au détriment du chef-lieu de l’arrondissement.
Les jeunes de Fissel ont organisé une conférence de presse pour dénoncer cette situation et réclamer une distribution plus équilibrée des projets publics. Ils estiment que, malgré son statut administratif, Fissel demeure l’une des communes les moins bien équipées en infrastructures de base du département de Mbour.
Selon les porte-parole du mouvement, plusieurs projets importants ont été orientés vers Ndiaganiao depuis l’élection du président Bassirou Diomaye Faye. Parmi ces infrastructures figurent une caserne de sapeurs-pompiers déjà inaugurée, une plateforme sportive multifonctionnelle en cours de réalisation sur quatre hectares, une Maison de la femme, ainsi qu’un poste de santé érigé en district sanitaire.
Les populations rappellent également que la Première dame a récemment annoncé la construction d’un grand complexe dédié aux femmes à Ndiaganiao, comprenant un centre d’alphabétisation, de formation aux métiers et de commercialisation des produits locaux.
Saliou Ndiaye, l’un des porte-parole des jeunes de Fissel, accuse le chef de l’État d’avoir privilégié sa commune d’origine au détriment du chef-lieu de l’arrondissement. Il affirme que les principales rencontres et infrastructures destinées à l’arrondissement sont systématiquement orientées vers Ndiaganiao.
Les manifestants dénoncent aussi l’absence d’un programme de liaison routière entre Fissel et Ndiaganiao, alors que plusieurs projets routiers sont annoncés dans la zone. Ils rappellent que les travaux de réhabilitation de la route Thiadiaye–Fissel auraient été interrompus après le limogeage d’Ousmane Sonko.
Pour les habitants de Fissel, cette situation soulève une question de moralité dans la gestion des ressources publiques. Ils estiment que les infrastructures financées par l’argent du contribuable doivent être réparties de manière équitable sur l’ensemble du territoire, sans favoritisme.

