Adopté en Conseil des ministres, le projet de loi créant le Conseil national de régulation des médias (CNRM) marque une réforme majeure du paysage médiatique sénégalais, adaptée aux mutations du numérique et des plateformes en ligne.
Vingt ans après la création du Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA), les autorités sénégalaises ont franchi un nouveau cap avec l’adoption du projet de loi instituant le Conseil national de régulation des médias (CNRM), rapporte Vox Populi.
Cette réforme s’explique par les profondes transformations du paysage médiatique, marquées par l’essor des réseaux sociaux, des médias en ligne, des plateformes numériques et du streaming. La loi fondatrice du CNRA, datant de 2006, ne couvrait plus l’ensemble de la chaîne de valeur de l’information.
Le futur CNRM aura ainsi compétence sur tous les acteurs opérant dans l’espace médiatique sénégalais, y compris les plateformes étrangères accessibles depuis le territoire national. L’objectif affiché est d’instaurer un cadre de responsabilité commun à l’ensemble des diffuseurs d’information.
Selon Vox Populi, le CNRM vise à protéger à la fois les professionnels des médias et les citoyens, en renforçant la liberté de la presse, en luttant contre la désinformation, les discours haineux et les atteintes à la dignité humaine, tout en garantissant le respect de la vie privée.
Le ministre de la Communication, Alioune Sall, a salué cette avancée, soulignant la nécessité de réguler sans censurer. Il insiste sur l’équilibre entre liberté d’expression, innovation technologique et protection des données personnelles, notamment celles des mineurs.

