À Katoté, dans le département de Matam, la famille du petit Abdoul continue de réclamer des réponses sur les circonstances de la mort de l’enfant, retrouvé sans vie au fond d’un puits après sa disparition, le 9 juillet dernier. Deux mois après le drame, les proches disent toujours attendre des éclaircissements sur les résultats des investigations.
Selon Sud Quotidien, la disparition du garçon, âgé de cinq ans et demi, avait plongé le village dans l’inquiétude. Les recherches engagées avaient finalement permis de retrouver son corps au fond d’un puits. Le lendemain, gendarmes et sapeurs-pompiers étaient intervenus pour extraire la dépouille, ensuite transportée à la morgue de l’hôpital de Ourossogui.
Mais les circonstances dans lesquelles l’enfant a pu se retrouver dans ce puits continuent de susciter des interrogations au sein de sa famille. Les proches affirment notamment que l’ouvrage était équipé d’une porte et de grilles de protection. Ils souhaitent dès lors comprendre comment le garçon a pu y accéder.
La famille réclame également des précisions sur les suites données à l’enquête. Adouma Ka, tante du défunt et porte-parole des proches, affirme que la famille avait demandé la réalisation d’une autopsie afin de déterminer les circonstances exactes du décès.
Les proches indiquent par ailleurs que les gendarmes ne seraient revenus sur les lieux qu’une seule fois. Ces éléments, rapportés par la famille, alimentent ses interrogations sur les investigations menées après la découverte du corps.
Deux mois après le drame, les proches disent ne toujours pas disposer d’informations précises sur les conclusions de l’enquête. Ils souhaitent notamment savoir si une autopsie a effectivement été réalisée ou ordonnée, quelles constatations ont été effectuées et quelles suites judiciaires ont été données au dossier.
« Nous demandons aux autorités compétentes de nous édifier. Que le ou les coupables soient connus et punis, si une infraction a été commise », plaide Adouma Ka, citée par Sud Quotidien.
Pour la famille, la démarche ne vise pas seulement à comprendre les circonstances du décès, mais également à obtenir que toute éventuelle responsabilité soit établie par les autorités compétentes. « Nous voulons simplement que la vérité soit établie », résume la porte-parole.
À ce stade, les interrogations rapportées par la famille ne permettent pas, à elles seules, de conclure à l’existence d’une infraction ou d’une responsabilité particulière. Les proches attendent donc les éléments des investigations officielles pour faire toute la lumière sur ce drame.

