Au lendemain de la Journée internationale des travailleurs, le lycée Velingara de Saly s’est transformé en laboratoire d’idées. Le samedi 3 mai 2026, l’établissement a accueilli un atelier pédagogique autour de l’œuvre » Les larmes de Mossane » , de Paul Sedar Ndiaye.
La rencontre a réuni l’auteur, les encadreurs les invités et les lycéens pour un échange nourri sur le thème : « De l’Eldorado à la prison flottante ». Le roman, qui met en scène les destins brisés de Moussa et Mossane, déconstruit le mythe de l’Eldorado européen. Il montre comment l’illusion du départ se heurte souvent à la désillusion de l’exil.
Au-delà des chiffres sur la migration clandestine, » Les larmes de Mossane » propose un récit humain. L’ouvrage attire l’attention de la nouvelle génération en exposant les réalités cachées du phénomène : contraintes familiales, pressions sociales, rêves brisés. L’atelier visait à inviter les élèves à une réflexion collective sur ces enjeux.
Une Approche Littéraire Pour Comprendre La Migration Irrégulière
Auteur de trois ouvrages, Paul Sedar Ndiaye place la question migratoire au centre de son travail. Avec » Les larmes de Mossane », il choisit la littérature pour dépasser les débats idéologiques et les statistiques. Le roman plonge dans les profondeurs socioculturelles du phénomène. Il vise à élargir le champ littéraire pour toucher large public.
L’œuvre met en avant plusieurs axes : la fascination pour l’Eldorado européen, la désillusion de l’exil, le poids des attentes sociales. Autant de points qui ont permis aux élèves du lycée Velingara de se sentir concernés et mieux informés. L’objectif de l’atelier était de susciter l’esprit critique à partir d’un texte qui parle d’eux.
Atelier De Communion Et De Contact Direct
Présents à l’atelier, les élèves ont exprimé leur fierté d’échanger directement avec un romancier, en l’occurrence Paul Sedar Ndiaye, mais aussi avec les encadreurs et formateurs. Plusieurs intervenants ont jugé » Les larmes de Mossane » pertinent et nécessaire.
Face à l’enthousiasme suscité, une question émerge : cette initiative ne devrait-elle pas devenir une tradition chez les auteurs ?
Correspondance particulière de
Papa S Traoré

