Débat sur l’emploi : Seynabou Sangharé plaide pour des réponses durables face au chômage des jeunes, des propositions en vue pour inverser la tendance

Réunie au Complexe culturel Léopold Sédar Senghor de Pikine, la coalition Diomaye Président a tenu une conférence publique de haut niveau consacrée à l’emploi des jeunes. Devant un public largement composé de jeunes, les intervenants ont dressé un diagnostic sans complaisance et esquissé des pistes d’avenir, avec une prise de parole remarquée de Seynabou Sangharé.

En effet, le Complexe culturel Complexe culturel Léopold Sédar Senghor a servi de cadre, le samedi 2 mai 2026, à une conférence publique initiée par la coalition « Diomaye Président », autour d’une problématique au cœur des préoccupations nationales : l’emploi des jeunes dans le cadre de l’agenda de transformation du Sénégal à l’horizon 2050.

Dans une salle acquise à la cause, marquée par une forte mobilisation de la jeunesse de la banlieue dakaroise, plus particulièrement du département de Pikine,  les échanges ont été nourris et attentifs, traduisant l’urgence et l’ampleur du défi. Le choix de Pikine, territoire emblématique de la vitalité démographique juvénile, n’était pas anodin. Il a permis de placer le débat au plus près des réalités vécues par les jeunes.

La rencontre a enregistré la présence de plusieurs personnalités de premier plan, dont Aminata Touré, coordinatrice de la coalition, l’économiste Mamadou Dia, ainsi que Doudou Sarr, expert en politiques publiques. Mais c’est également la prise de parole de Seynabou Sangharé qui a particulièrement retenu l’attention.

Dès l’entame de son intervention, la présidente du Mouvement des Femmes d’Actions (MFA) , membre de cette Coalition, a salué la forte mobilisation, y voyant le signe d’une jeunesse consciente des enjeux et désireuse de prendre part aux solutions. Elle a insisté sur la portée stratégique de cette rencontre, qu’elle a qualifiée d’« exercice de diagnostic collectif » face à un mal structurel : le chômage des jeunes.

Avec un ton à la fois direct et engagé, Seynabou Sangharé a rappelé que cette problématique ne date pas d’aujourd’hui. « Il s’agit d’un défi qui traverse les régimes et les générations », a-t-elle souligné, pointant du doigt les insuffisances des politiques passées à apporter des réponses durables.

Elle a également mis en avant la pertinence du thème choisi, rendant hommage à Aminata Touré pour cette initiative qui, selon elle, permet de recentrer le débat sur des priorités concrètes. Pour Seynabou Sangharé, l’heure n’est plus aux promesses, mais à l’action. Elle a ainsi insisté sur la volonté du président Bassirou Diomaye Faye et de sa coalition d’inscrire leur démarche dans une dynamique de résultats mesurables.

Au-delà du constat, son intervention s’est voulue résolument tournée vers l’avenir. Elle a souligné la nécessité d’articuler les politiques publiques autour de solutions innovantes, inclusives et adaptées aux réalités locales, notamment dans les zones urbaines à forte densité jeune comme la banlieue dakaroise.

Seynabou Sangharé a également insisté sur l’importance d’intégrer les contributions issues de cette conférence dans un cadre décisionnel. Elle a annoncé qu’un rapport de synthèse, enrichi des propositions d’experts et des recommandations des participants, sera transmis au chef de l’État. L’objectif : nourrir la réflexion stratégique et accélérer la mise en œuvre de réponses concrètes.

De son passage particulièrement marquant, transparait les conséquences dramatiques du chômage persistant, notamment l’émigration clandestine. Car derrière chaque départ, il y a un espoir brisé, parfois une vie perdue, d’où son  appel à des solutions urgentes pour enrayer ce phénomène.

Cette conférence s’inscrit ainsi dans une dynamique de concertation élargie, visant à faire émerger des réponses collectives à l’un des défis majeurs du Sénégal. Elle témoigne aussi d’une volonté politique affichée de rapprocher les centres de décision des réalités de terrain, en donnant la parole aux premiers concernés : les jeunes.

Au terme des échanges, une conviction semble s’imposer : la lutte contre le chômage des jeunes ne pourra être efficace sans une mobilisation conjointe des pouvoirs publics, des acteurs économiques et de la société civile, dans une logique de co-construction des politiques publiques.

Michel DIEYE

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Michel DIEYE

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