Le Sénégal Court Un Grand Danger : Par Moussa Niang, Délégué National à la Vie Politique de Guem Sa Bopp

Le Sénégal court un grand danger si l’Assemblée nationale devient l’instrument d’une revanche politique de Pastef au lieu de défendre les intérêts du peuple.

 

Pendant que le Goorgoorlou tire le diable par la queue, que le paysan manque de moyens, que l’étudiant, le chômeur et l’ouvrier broient du noir, notre jeunesse risque de reprendre les pirogues de fortune. Et pendant ce temps, on s’écharpe autour de fonds politiques et spéciaux dont la gestion soulève de graves interrogations.

 

Les milliards évoqués à la Primature, les fonds destinés à la Casamance, les acquisitions de véhicules et autres dépenses controversées appellent des explications. Face à la clameur publique, les démentis ne suffisent plus : les comptes doivent être ouverts.

 

Nous exigeons donc un audit de l’OFNAC, de l’IGE et de la Cour des comptes sur la gestion et l’utilisation de ces fonds. Que l’on sache où est allé chaque franc et qui en a disposé.

 

Car pendant que le pays attend des réponses sur l’agriculture, l’emploi, la santé, l’éducation et le coût de la vie, Pastef nous sert ses querelles, ses calculs et ses batailles de pouvoir.

 

Une majorité parlementaire n’est pas un permis de chantage. L’Assemblée nationale n’est pas une propriété de Pastef. Il urge donc de la dissoudre et de durcir les critères d’accès à la fonction de député, pour mettre enfin le Parlement au niveau des exigences du Sénégal.

 

La rupture ? Qu’ils commencent par l’appliquer à eux-mêmes. Parce qu’on ne peut pas prêcher la transparence avec les mains dans les poches du contribuable.

 

Moussa Niang

Délégué National à la Vie Politique de Guem Sa Bopp

Dieyna SENE
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