Dans une tribune, Saliou Mbaye met en garde contre les conséquences sociales des ponctions salariales en période de grève et appelle à un compromis entre l’État et les syndicats.
La question des ponctions opérées sur les salaires des enseignants en période de grève suscite un débat de plus en plus préoccupant.
Dans une contribution, Saliou Mbaye rappelle que la grève constitue un droit légitime, essentiel dans toute démocratie pour permettre aux travailleurs de défendre leurs intérêts.
Cependant, il alerte sur les conséquences sociales de ces ponctions, qui fragilisent de nombreux ménages, affectant le paiement des loyers, la scolarité des enfants et les besoins essentiels.
L’auteur souligne que certains enseignants poursuivent la grève sous pression, malgré des difficultés financières croissantes, dans un climat de forte tension.
Il évoque également le précédent de 2016, où une crise similaire avait failli conduire à des sanctions massives, évitées grâce à des médiations.
Saliou Mbaye appelle à éviter toute radicalisation des positions, estimant que ni l’État ni les syndicats ne sortiraient gagnants d’un bras de fer prolongé.
Il plaide pour un dialogue sincère et des concessions réciproques afin de préserver la stabilité du système éducatif.

